vendredi 21 décembre 2007

Noël au soleil


Quinze jours sous la clémence climatique marocaine....je sens que cela me fera le plus grand bien!

Je vous souhaite d'excellentes et de très belles fêtes de fin d'année, en famille et avec les amis.

Joyeux Noël et Meilleurs Voeux 2008!!

A l'année prochaine.

jeudi 20 décembre 2007

Entre conjugaison et lecture....la vie s'apprend


Quatrième de couverture:


" Il ne faut pas faire ce que je fais quand mon institutrice inscrit sur le tableau : racontez une soirée d'automne. Il ne faut pas écrire : La nuit qui tombe à cinq heures. Le bruit de la Cocotte-minute, le bruit du mixer, la chaise vide de ma sœur, la louche pour servir la soupe, le lait que mon demi-frère verse dans la soupe pour la refroidir, le silence autour de la table. Il ne faut pas écrire : Celle qui n'est pas ma mère assise en face de moi. Le début de fou rire qui nous envahit, mon demi-frère et moi, et notre détresse qui grandit en même temps que le jour diminue. Il ne faut pas confondre l'énoncé des rédactions avec de vraies questions. Je dois inventer un monde spécialement pour le raconter à mon institutrice. J'apprends qu'on ne peut pas tout dire. "


Brigitte Giraud livre ses souvenirs d'enfance, ses souvenirs d'écolière d'avant mai 68: les filles étaient séparées des garçons, elles portaient des pantis en dentelles qui dépassaient de leurs jupes courtes, des chaussettes blanches et hautes et de jolies chaussures à lanières ou des bottes aux pieds. Le corps professoral se déclinait au féminin avec ses grandeurs et ses petitesses, ses tendresses et ses cruautés. Les salles de classe étaient silencieuses et dociles...seuls les bourdonnements de la tondeuse ou de la circulation se faisaient entendre.
C'était le temps des rédactions, des leçons de grammaire et de conjugaison, des dictées, des lignes d'écriture et des anonnements collectifs. C'était le temps des premières machines à laver, des premiers robots ménagers délivrance des ménagères. C'était le temps des programmes uniques à la télévision, des premiers appartements au confort moderne, des HLM où tout le monde se connaît et discute, potine devant les boîtes aux lettres et où les caves ont une réputation sulfureuse. C'était le temps de l'insouciance de l'enfance et du début des émois amoureux. C'était la fin des années soixante, le début des années soixante-dix, âge d'or des lecteurs actuellement quadragénaires: le moral de la société était au beau fixe, l'emploi ne manquait pas, l'école ne sombrait pas et était auréolée de la gloire de la IIIè République, les fillettes allaient à la gymnastique ou à la danse, les garçons au foot ou à la piscine, les culottes courtes n'étaient pas ridicules et les bonbons avaient le goût du paradis.
Nadia appartient à ce monde, vit son enfance et sa scolarité dans l'intériorité, dans la solitude au sein de sa famille. Nadia, n'est pas née en France et n'est pas la fille de la femme de son père. Elle est née de l'autre côté de la Méditerranée et c'est le temps des "évènements d'Algérie" puis celui de la Guerre d'Algérie. Nadia est brune, Nadia est différente, Nadia entend des choses déplaisantes dans le brouhaha des conversations d'adultes: Patricia a subi d'étranges choses dans les caves, il y a des gens qui ont reçu des coups de matraques dans les rues.
Au fil des leçons de français, de mathématiques, de géographie, d'histoire, Nadia comprend l'hypocrisie du monde des adultes, comprend sa cruauté perverse et apprend qu'elle ne peut pas tout dire mais surtout qu'elle peut dire non, sans cri et sans haine, aux adultes, à la maîtresse qui aime humilier et exercer son pouvoir sur son souffre-douleur....Nadia apprend la honte de ne pas avoir la force de se lever et de dire stop à ces exactions et s'exerce à la résistance et la rébellion silencieuse.
Nadia a une soeur qui navigue entre la maison et une institution, Nadia a une petit frère turbulent et adorable mais Nadia n'a pas sa mère, elle n'a que "celle qui n'est pas ma mère". L'absente est une présence de chaque instant et un mystère douloureux.
Entre deux extraits de poèmes, récitations, bouts de leçons qui renvoie le lecteur sur les bancs de sa classe, Brigitte Giraud peint l'enfance qui se construit entre l'école et la famille et mûrit au fil des grappillages de l'Histoire et des adultes, une enfance un brin nostalgique mais avec une plume trempée dans l'encre de la réalité difficile d'une époque aux conflits larvés. Les chagrins d'école sont nombreux et douloureux malgré la douceur des conjugaisons, des règles de grammaire ou des poèmes.
Un roman qui décline tout ce qu'une enfant peut apprendre sur le fonctionnement du monde mais surtout un roman qui exprime la frustration d'une enfant qui ne connaît ses origines.


mercredi 19 décembre 2007

Noël de chat


Aujourd'hui, c'est d'un album que l'on ne trouve plus - hélas! - dont je vous vante les mérites.

"Joyeux Noël Petit Chat!" est un très bel album dont le héros est un adorable chat noir et blanc.

Nous sommes le 24 Décembre et Petit Chat le sait et comment le sait-il d'abord? "Parce que la glace tintait en se brisant à la surface de la mare. Parce que le froid lui hérissait le poil et que l'air avait la même odeur que l'année dernière. Quelle odeur? Petit Chat pouvait-il sentir celle des sapins de Noël? Bien sûr que oui." Petit Chat sent l'odeur des noix, des mandarines, des guirlandes vertes, du houx. Il entend le froissement du papier de soie rouge et blanc, son bruissement, le craquement des noix, le bruit des ciseaux qui coupent le papier.

La magie de la veille de Noël se met doucement en place, à pattes feutrées: les lumières qui s'allument sur la place, le ciel qui s'assombrit et les flocons qui voltigent....Petit Chat non seulement entend la neige, qui fait "chchchchchchchchchhhhhhhh", mais il s'y roule , il la mange puis écoute l'atmosphère tranquille. Et lorsque tout est calme, silencieux, on peut entendre comme Petit Chat un tout petit bruit dans le lointain, un petit bruit venant de très loin, un "Diling, diling, diling, drelin, drelin, drelin"....les petits chanteurs de Noël? Non, le traîneau du Père Noël! Il faut être un chat, comme Petit Chat, pour pouvoir assister à un tel spectacle!!! Alors Petit Chat peut rentrer à la maison, un tantinet condescendant envers ses maîtres qui ne cessent de découper, froisser, lisser, préparer mille et une choses avant de se rendre à l'église et le laisser seul, profiter du spectacle étincelant offert par le sapin de Noël dans ses habits de fête!


Une histoire douce tout en senteurs d'épices et d'agrume, tout en bruits chaleureux et sereins. Les mots, de Margaret Wise Brown, tissent, en petites touches poétiques, l'attente de Noël et son ambiance si particulière. Le tout servi par les très belles illustrations d'Anne Mortimer! Chaque année, je prends plaisir à la raconter à mes petits élèves qui n'en perdent pas une miette!

Chat et Japon

Un jeune couple s'installe dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, doté d'un immense et agréable jardin et jouxtant un chemin tortueux, surnommé "Le passage de l'éclair". Un jour, un petit chat apparaît dans la vie du couple et peu à peu celle-ci va s'en trouver transformée. Le jardin est splendide, une véritable féérie poétique, animée et rehaussée par la présence subtile tout autant que dynamique de ce petit chat, vite prénommé Chibi. Chibi qui ne se laisse pas caresser, qui garde sa liberté tout en entrant dans l'intimité de la maison. Une relation s'installe et s'éapnouit entre le chat et le narrateur et son épouse: Chibi a son carton garni de tissu, son écuelle pour le lait et celle pour la nourriture préparée avec soin et amour par ses maîtres d'adoption.
Chibi est l'âme du jardin, lui donnant tout son mystère et sa beauté: il laisse libre cours à ses folles courses félines, devenant alors, éclair de fourrure apportant une lumière fugace et vive au milieu de la verdure du jardin. La contemplation du monde fait place à celle du chat et de ses multiples facéties qui retiennent peu à peu toute l'attention du couple. D'ailleurs, ce dernier ressent une pointe de jalousie lorsque Chibi retourne chez ses véritables maîtres, il aimerait tant l'adopter définitivement. Dès que Chibi n'apparaît pas au moment habituel, les pires évènements sont imaginés jusqu'à l'arrivée, immuable du chat: "L'hiver arriva. Insensiblement, ce rite finit par faire partie de notre vie quotidienne, de la même manière qu'un penchant pour ainsi dire inexistant se développe pour peu qu'on le nourisse. Déjà cependant, ce qu'on pourrait nommer le destin accompagnait ce flux qui rythmait notre temps." (p 19) Le lecteur est emmené, grâce aux rites, aux références aux contes traditionnels, au rythme lent et délicat du récit, dans un autre monde, dans un autre temps. L'atmopshère particulière qui se dégage de cette impermanence latente des choses entraîne la lecture vers un univers tout en subtilité. Chibi est comme un don du ciel dans la vie feutrée, faite de contemplation et de douceur, du jeune couple. le lecteur a la sensation que rien de plus arrivera en dehors des descriptions d'une intense poésie des scènes dans le jardin: ainsi la rencontre avec la libellule "Je m'emparai du tuyau d'arrosage, je le fixai au robinet relié à la pompe automatique. Alors, craintivement, une libellule que je voyais toujours posée sur un grand rocher en bordure de l'étang bien exposé au soleil, élevant dans l'air le milieu de son corps bleu transparent poudré de blanc, s'approcha de l'eau du puits sur laquelle rebondissaient les gouttes du tuyau. Je mis un doigt sur l'extrémité pour en rétrécir l'ouverture, l'eau se scinda en deux filets et je dirigeai le jet haut vers le ciel. Est-ce parce que la distance était suffisante pour qu'elle ne s'effraie pas, la libellule ne s'envola pas et, tel un appareil de précision, s'approcha pour boire à cette eau qui jaillissait dans les airs." (p 50) Derrière les mots banals, la vision de la libellule bleue devient un moment de pur enchantement.
Imperceptiblement, l'atmosphère du récit devient sombre: l'empereur meurt et avec lui l'ère (le rythme du temps, des jours, des semaines, des années) qui porte son nom, la santé du propriétaire décline tellement qu'il est contraint de quitter sa demeure et son immense jardin. Malgré les rapprochements entre le jeune couple locataire et le couple âgé propriétaire, une atmosphère empreinte de froid imprègne la vie quotidienne présageant l'arrivée de désagréments. D'ailleurs, ils surviennent très vite: le décès du propriétaire implique la vente de la maison et de son pavillon. Comme le jeune couple ne peut acheter le pavillon, c'est la mort dans l'âme qu'il doit chercher un autre toit. Mais quitter le pavillon c'est aussi quitter Chibi et ses facéties, Chibi et ses visites ensoleillées. C'est aussi quitter ce quartier ancien, si calme, si représentatif du Japon traditionnel avec ses jardins, ses arbres, ses lanternes de pierre à l'entrée des propriétés, pour aller s'installer dans un Japon plus moderne et moins compréhensible. C'est quitter un lieu plein de sérénité pour une ville plus agitée. Et lorsque le départ sonne, l'absence de Chibi est cruelle: Chibi dont la vie s'est arrêtée une nuit, loin du chemin tortueux.
"Le chat qui venait du ciel" est le premier roman du poète Hiraide qui en fait un roman intimiste où est magnifié un Japon "hors du temps", le Japon des poètes, le Japon de ceux que peine l'essor de la modernité et de la civilisation de béton qu'elle engendre. Or, Chibi est la lueur d'espoir: l'espoir que l'émerveillement sera toujours possible malgré le béton qui rogne sur les demeures de la ville.
Un roman-poème où certaines descriptions sont une succession de haïkus. Un voyage hors du temps, dans une réalité de l'impermanence, dans un mode de l'éphémère qu'il faut saisir avec subtilité pour l'apprécier à sa juste valeur.
Un roman qui ne laissera indifférent ni les amoureux des chats ni les amateurs de littérature japonaise...si en plus les lecteurs font partie des deux catégories c'est le bonheur assuré!
Merci Carson (et le swap lit-thé-rature de Loutarwen!) pour cette belle découverte!


Roman traduit du japonais par Elisabeth Suetsugu


mardi 18 décembre 2007

Le Fantastique et les chats

quatrième de couverture:

"Ces 14 histoires anglo-sxonnes dont quelques unes sont particulièrement célèbres comme celle de Lovecraft, Saki et Le Fanu, les autres étant inédites - proposent effectivement une vision énigmatique, imprévisible et parfois sauvage de ce petit félin, prouvant que sa domesticité dissimule une âme de lion sous des yeux de velours et une intelligence de renard derrière un sourire vertical. Le titre de cette anthologie donne d'évidence l'orientation de l'ouvrage. Chaque auteur a installé son histoire dans un monde contemporain, banal où la trivialité du quotidien d'efface devant l'apparition du chat..."


Que dire au sujet de ce recueil, bien fait au demeurant, de nouvelles consacrées aux félins que j'aime par-dessus tout? Que dire, sinon que beaucoup de nouvelles m'ont agacée par l'entrée choisie: celle du côté obscur de la gente féline, celle de son appartenance au folklore cabalistique et au monde de la sorcellerie. Pourquoi associer le chat à la noirceur et à la duplicité? J'avoue que ce bout de la lorgnette m'a énervé au plus haut point, d'ailleurs, bien que je sois allée au bout de la lecture de chaque nouvelle (l'écriture est agréable malgré tout), j'ai pu compter les héros félins positifs sur les doigts d'une seule main! Pourtant, je suis quelqu'un que l'on peut étiquetter "bon public"...donc quand je rouspète c'est que la coupe est pleine!
D'accord, nous sommes dans un univers fantastique donc un peu étrange et trouble, d'accord les images traditionnelles ont la vie dure, d'accord c'est bien écrit, d'accord mais flûte, zut et cr..., je n'en puis plus de lire des histoires où les chats sont mis à mal.
Il y a quelques nouvelles qui ont eu l'heur de me plaire, malgré certaines connotations peu glorieuses (mais je ne vais pas passer mon temps à chipoter).
"Le roi des chats" est une nouvelle "clin d'oeil" à une histoire relatée par Nodier et G.de Nerval et j'ai bien aimé l'idée de vie antérieure féline pour les deux héros de l'histoire. D'emblée les doutes sont permis sur la nature véritable du chef d'orchestre à l'appendice caudal étrange et la princesse Vivrakanarda: "Elle se mouvait avec une grâce aisée, féline; sa peau semblait saupoudrée d'imperceptibles grains d'or, et ses yeux légèrement bridés avaient les reflets du flot des profondeurs. Ses cheveux lui tombaient aux genoux (...). Descendant en vagues sur ses épaules comme une cascade sur de bruns rochers, ils répandaient un doux parfum de santal et d'épices, et leurs ondes paraissaient avoir capturé quelques rayons du soleil. Elle parlait peu - à quoi bon parler? Mais sa voix contenait une sorte d'âpreté mélodieuse, étrange, inoubliable. Elle vivait seule. On lui faisait la réputation d'être nonchalante; elle dormait, disait-on, presque toute la journée. Mais le soir, elle s'épanouissait comme une belle de nuit et ses yeux brillaient d'un bleu plus profond." (p 10)
Un amoureux transi de la belle princesse doute de l'appartenance du chef d'orchestre à l'espèce humaine et sur les conseils d'un ami l'histoire fatidique, confondant l'imposteur qui crie "Mais alors, je suis le roi des chats!" et disparaît dans un nuage de fumée âcre.
Si la jalousie permet de confondre des impostures, permet-elle pour autant de séduire la femme convoitée? Rien n'est moins sûr!
"Le Chat Blanc de Drumgunniol" inspiré du fond traditionnel anglo-saxon, histoire où l'apparition d'un chat blanc est signe de malheur prochain pour la personne qui croise son chemin. Une malédiction qui accable une famille depuis qu'un de ses aïeux abandonna une jeune fille après l'avoir séduite. Ce chat blanc ne serait-il pas l'expression de la culpabilité et en même temps l'instrument de la vengeance? Une histoire étrange, belle et émouvante à la fois.
"L'homme à la table voisine" est un texte drôle et à atmosphère fantastique, à la limite de la Science-Fiction. On y parle de tranmigration des âmes, de voyages éclairs dans l'espace, de diamant célèbre et de valériane attirante. Et si parfois, la mission de certaines personnes était de faire aimer les chats par des proches qui ne les aiment pas? Que se passe-t-il quand on a une tante, amoureuse de la gente féline, qui vient de décéder, et dont le diamant a disparu, que l'on rencontre un père et sa fille, personnages hauts en couleurs et farfelus appartenant à l'étrange société des chercheurs pythagoriciens et de paradoxes abstrus? Tout d'abord, on est désarçonné et incrédule, puis on tombe amoureux de la jeune fille et enfin on accepte de voir en la chatte blanche d'Anvers une réincarnation de sa chère tantine....
Les situtaions sont cocasses, amusantes et rythmées. Les personnages sont attachants et bien croqués....bref un joyeux moment de lecture!
"Sortilèges et Métamorphoses", la dernière nouvelle à me plaire, se déroule dans un étrange village du Nord de la France, en Flandres, réputé pour avoir été le lieu de nombreux bûchers où périrent sorciers et sorcières. Un homme, retournant chez lui à Londres, s'y arrête. Il y rencontre des habitants qui semblent faire mine de vivre une vie humaine. Il s'avère qu'il existe un Mont des Cats dans la région de Bailleul ("cats" = chats en chtimi; en néerlandais ce mont est appelé "Katzberg"), est-ce une allusion à cette région?
Au fil des jours, le narrateur a le sentiment d'avoir déjà vécu ce style de vie, d'avoir des accointances avec les lieux et les gens. A-t-il été chat, attribut du sorcier, dans une autre vie? Ou est-ce une hallucination due à un psychisme un peu fragile?
Toujours est-il que l'ambiance est inquiétante à mesure que le narrateur perçoit la véritable nature des habitants qui à ses yeux ont tous des attitudes plus félines les unes que les autres, et le lecteur attend, en haleine, une chute aussi étrange qu'irréelle, et, ma foi, il n'est pas déçu!
Un traitement particulier pour la nouvelle "Les chats d'Ulthar" de Lovecraft: un texte poétique et sombre avec juste ce qu'il faut de suspense et d'angoisse. Ulthar, un village où il est interdit de tuer les chats...chat fait rêver, n'est-ce pas!
"On dit qu'à Ulthar, qui se trouve au-delà de la rivière Skai, nul n'a le droit de tuer un chat; ce que je comprends, en vérité, quand j'en observe un qui ronronne, couché devant le feu. Car le chat est un animal mystérieux, familier de choses étranges que les hommes ne peuvent pas voir. Il est l'âme de l'ancienne Egypte, le détenteur de récits venus des cités perdues d'Ophir et de Méroé; le parent des seigneurs de la jungle, l'héritier des secrets de la séculaire et sinistre Afrique, et le cousin du Sphinx, dont il parle la langue; mais, plus vieux que lui, il se souvient de choses que le Sphinx a oubliées." (p 343).
A Ulthar, vivait un couple qui détestait les chats et qui était soupçonné de faire disparaître les minets qui avait la mauvaise idée de venir miauler sous leurs fenêtres. Un jour, s'installe pour peu de temps une caravane de nomades. Parmi eux, un jeune garçon, orphelin, n'a qu'un chaton noir comme ami proche. Or, ce dernier disparaît. Les cieux accompagnent le désespoir du jeune garçon et tous les chats du village disparaissent. Bien entendu, on accuse les nomades d'avoir emmené les chats pour se venger bien que le couple ennemi des chats soit aussi soupçonné. Mais, prodige, le lendemain matin, tous les chats du village réintègrent leur foyer, repus, se léchant les babines et refusant plusieurs jours de rang toute pâtée! Pendant ce temps, on s'aperçoit qu'il n'y a plus de lumière à briller chez le couple....que l'on découvre bien mal en point. Depuis ce jour, à Ulthar, les chats sont protégés: "Et pour finir les notables édictèrent cette loi dont parlent les marchands d'Hatheg et qu'évoquent les voyageurs de Nir, à savoir qu'à Ulthar nul n'a le droit de tuer un chat." (p 346)


Nouvelles traduites de l'anglais (GB et USA) par Pierre Javet, Norbert Gaulard, Annick Le Goyat, Anne-Sylvie Homassel, Jean-Daniel Brèque, Jean Rosenthal, Jean-Louis Degaudenzi, Jacques Parsons et Jean-Paul Mourlon


Un avis ICI

lundi 17 décembre 2007

Les ombres de la ville

C'est l'histoire de Marie, mère de famille, mère au foyer depuis la perte de son emploi, perdue au milieu de la vie et des autres. Un jour, en attendant la fin du cours de tennis de son fils, elle est témoin d'une scène cruelle pendant qu'elle se promène sur la plage: des policiers évacuent manu militari des réfugiés, hagards et perdus.
Marie voit sa vie s'écouler, terne, immobile, sans goût et sans saveur, entre sa maison, le lotissement, les tâches ménagères, la sortie de l'école, les enfants, les courses, le temps qui passe et qui ne revient pas.
Une fêlure fait de Marie la jeune femme perdue dans la vie qui vaque, sans rien voir, pour avoir l'impression d'exister. Pourquoi cette vie sordide, monotone, maussade, sans saveur depuis la disparition de sa soeur, Clara? Pourquoi son père ne disait-il jamais rien? Pourquoi ne sait-elle, en fait, rien de lui, de l'homme qu'il était vraiment?
Un jour, Marie pousse la porte du centre d'aide aux réfugiés: elle y rencontre des bénévoles et surtout Isabelle. A partir de là, Marie a l'impression que sa vie peut avoir un sens en aidant Isabelle à apporter soutien, réconfort, chaleur et nourriture aux réfugiés, abandonnés aux affres de la faim, de la peur et de la rue depuis la fermeture du Centre de Sangatte, depuis qu'une décision d'un ministre de l'intérieur "au sourire de reptile" a condamné ces hommes et ces femmes à errer dans le froid des rues. Marie trouve chaleur, humanité, attention et sentiment d'utilité auprès des bénévoles et des réfugiés, "les Kosovars", elle qui n'a pas grand-chose est nantie à côté du néant de ceux qui ne sont à l'abri de rien, ceux qui attendent un passage hypothétique vers l'Angleterre pour y rejoindre de la famille ou tenter de démarrer une autre vie. Ces ombres qui déambulent dans le noir, emmitouflées dans des superpositions de pulls et d'anoraks, superpositions qui n'ôtent pas le froid, la nuit de leur vie. On les appelle "les Kosovars", mais ils sont des silhouettes furtives dans l'ombre nocturne de la ville, du port, des silhouettes qui disent combien est fragile la vie et la quiétude, combien la frontière peut être mince entre ceux qui sont à l'abri, pour le moment, et ceux qui ne sont à l'abri de rien. Alors quand on possède un petit bout de quelque chose, même fragile, on aime détester "les Kosovars" que l'on ne doit surtout pas regarder (le sordide est peut-être contagieux!) et on aime aussi haïr ceux qui aident "les Kosovars", reflets inversés de l'inhumanité de ceux qui sont à l'abri.
Marie en vient à oublier les siens et à s'oublier elle-même et à se mettre en danger. Personne n'est à l'abri de quoi que ce soit: Clara n'a-t-elle pas basculé dans le néant? La vie des parents de Marie amputée d'un enfant, le temps d'un tonneau dans une voiture? Marie perdu son travail du jour au lendemain?
Marie ne faillira pas à sa mission: aider jusqu'au bout de ses forces les réfugiés abandonnés de tous, malgré les injures, les reproches de ses enfants, les regards malveillants des voisins, les mesquineries des camarades de classe de Lucas et Lise. Elle ira jusqu'au bout, au risque de détruire son couple, sa famille, son toit. Elle lutte contre les arcanes administratives, le mépris des autres même si elle sait, au fond d'elle, que tout est perdu d'avance puisque les décrets d'un ministre de l'intérieur "au sourire de reptile" laissent dans la misère la plus profonde des êtres humains qui bientôt ne seront que des ombres.
Olivier Adam livre un roman où les personnages peuvent être autant lumineux que sombres, où la main tendue voisine avec la matraque, où l'humanité côtoie la cruauté et l'indifférence. Il raconte le courage des petites gens pour leur survie mais aussi pour le respect qu'elles ont d'elles-mêmes, il raconte l'horreur d'une situation inacceptable, il raconte le combat de David contre Goliath...et le lecteur espére que l'issue sera identique.
Olivier Adam inscrit son écriture dans la vie, la vraie vie: il observe, comprend, saisit tout ce qui compose le quotidien des gens que l'on croise chaque jour. De sa plume acérée et tendre à la fois, il fait vivre à son lecteur la joie de donner comme la honte d'ignorer et d'accepter l'injustifiable.
Un livre coup de poing pour réveiller les consciences endormies.




Ce livre a été lu dans le cadre du Cercle des Parfumés

dimanche 16 décembre 2007

Swap SFFF

Mon colis est arrivé hier matin!!! C'est Sandra qui m'a gâtée pour cette occasion. Et en allant sur son blog, je me suis aperçue qu'elle s'y connaissait sacrément bien en SFFF....je suis une petite joueuse à côté car j'ai beaucoup d'auteurs et de d'atmosphères à découvrir dans ce domaine littéraire!
Sandra connaît quelques point faibles de Chatperlipopette: les chats et le chocolat...une jolie carte de Noël féline et des Ferrero (huuummm je les ai déjà goûtés).

Côté lecture, j'ai été comblée: la découverte sera totale et c'est ce qui est formidable! Les quatrièmes de couverture sont alléchantes au possible. Grâce à Sandra, je vais découvrir l'univers de Fredric Brown avec "L'univers en folie", de Anne McCaffrey avec le premier tome d'une saga "La grande guerre des fils" avec "Le vol du dragon" (j'adore la couverture!) et de Stephen Lawhead avec le premier tome de "La saga du roi dragon" "Le château du roi dragon". Je vais me ré-ga-ler c'est certain!!!!
Sandra a pensé aussi à parfaire ma culture féérique en ajoutant aux livres un numéro de "Faeries" consacré aux fées!!! Une vraie mine!!!!
Le tout accompagné de magnifiques marque-pages à l'éfigie de fées, délicats et au graphisme superbe! Quand je dis que j'ai été gâtée....c'est VRAI!!

Je ne peux que remercier Sandra mais aussi Loba et Hydromielle qui, en organisant ce swap SFFF, m'ont permis d'entrer à nouveau dans cet univers littéraire.

samedi 15 décembre 2007

Index des auteurs

J'avais pris cette excellente idée au gré de mes balades sur les blogs en me disant qu'il faudrait, un jour ou l'autre, ranger par ordre alphabétique les auteurs lus.
La fin d'année arrivant, et surtout le nombre de lecture s'accroissant, l'urgence de rangement s'est fait sentir!


Absire Alain "Saga italienne" /
Adam Olivier "Falaises" / "A l'abri de rien" / "Vents contraires" /

Agualusa José Eduardo "Le marchand de passés"

Agus Milena "Mal de pierres" / "Mon voisin" /

Amette Jacques-Pierre "Un été chez Voltaire"

Asimov Isaac "les dieux eux-mêmes"

Atwood Margaret "La voleuse d'hommes"

Audeguy Stépahne "La théorie des nuages"
Auster Paul " Dans le scriptorium" /
Balzac H. (de)   "Le lys dans la vallée"  / 

Baraheni Réza "Lilith"

Baricco Alessandro "Soie"
Bauchau Henry "L'enfant bleu" /


Benacquista Tonino "La commedia des ratés"
Bernadou Ph.Marie "Cadaqués aller simple" /
Benameur Jeanne "Les demeurées" / "Présent ?" /
Bernos Clotilde "Moi, Ming"

Besson Philippe "L'arrière-saison"

Bobin Christian "La dame blanche" / "L'inespérée" / "Prisonnier au berceau" /
Bongrand Caroline  "Le souligneur"  / 
Bonnerave Jocelyn  "Les nouveaux indiens"  / 
Boulgakov Mikhaïl "Le Maître et Marguerite" /

Boyden Joseph "Le chemin des âmes"
Brasey Edouard "Démons et merveilles" /

Bruen Ken "R&B Blitz" /
Brussolo Serge "La planète des ouragans"

Bukowski Charles "Le postier"
Camus A.  "L'étranger"


Carraud Jypé "Tim-Tim Bois-Sec" /

Carrère Emmanuel "Un roman russe"
Casas Ros Antoni "Le théorème d'Almodovar" /

Céline Louis-Ferdinand "Mort à crédit"

Char Yasmine "La main de Dieu"

Charras Pierre "Dix-neuf secondes"

Chatterjee Sarat-Chandra "Devdas"
Coe Jonathan "Bienvenue au club" /
Conrad Joseph "Au coeur des ténèbres" /
Constantine Barbara "Allumer le chat" / "A Mélie sans mélo" /
Cooper Dominic "Le coeur de l'hiver"
Cozarinsky Edgardo "La fiancée d'Odessa" /

Crépu Michel "Quartier général"

Dautremer Rebecca "Babayaga" (texte Taï-Marc Le Thanh) / "Princesses" /



Descosse Olivier "Les enfants du néant" /
Delacomptée Jean-Michel "La vie de bureau"
Delaume Chloé "Le cri du sablier" /
Delecroix Vincent "La chaussure sur le toit"
Dillard Annie "En vivant, en écrivant" /
Döblin Alfred "Berlin Alexanderplatz" /
Doody Margaret "Aristote détective"
Dominguez Carlos Maria "La maison en papier" /
Donner Christophe "20000 euros sur Ségo" /

Dubois Jean-paul "Une vie française"

Dupont-Monod Clara "La passion selon Juette" /
Echenoz Jean "Courir" /






Edwardson Ake "Danse avec l'ange" /



Evanovich Janet "La prime"

Everett Percival "Blessés" / "Désert américain" /






Failler Jean "Forces noires"
Fermine Maxence "L'apiculteur"
Flaubert Gustave "Salammbô" /
Fleutiaux Pierrette "Les amants imparfaits"
Flipo Georges "Qui comme Ulysse" / "Le film va faire un malheur" / "Le vertige des auteurs" /

Forest Philippe "Sarinagara"
Fontanel Béatrice "L'homme barbelé" /
Fossum Karine "Celui qui a peur du loup"

Fougeray Karine "Elle fait les galettes, c'est toute sa vie" / "Ker violette" /


Fowler Karen Joy "Le club Jane Austen"

Gaiman Neil "Miroirs et fumée"

Gallay Claudie "Dans l'or du temps" / "Les déferlantes" / "Seule Venise" /
Garat Anne-Marie  "Dans la main du Diable"  / 

Gardel Louis "La baie d'Alger"

Gaudé Laurent "Dans la nuit Mozambique" / "Le soleil des Scorta" /
Gavalda A.   "L'échappée belle"  /  
Geeraerts Jef "Sanpaku" /

George Elizabeth "Anatomie d'un crime"
Gemmel David   "Le lion de Macédoine" (1,2,3 et 4)  / 

Germain Sylvie "Magnus" /
Giacometti Eric et Nedjari Karim "Tu ne marcheras jamais seul" /

Gimenez-Bartlett Alicia "Le jour des chiens" /





Giraud Brigitte "J'apprends"

Glover Douglas "Le pas de l'ourse"

Golding William "L'envoyé extraordinaire"

Goldsworthy Andy "Murs" "Pierres"

Goyen William "Merveilleuse plante" /
Greggio Simonetta "Les mains nues" /

Grondahl Jens Christian "Virginia"

Guérin Françoise "A la vue, à la mort" /

Guilloux Louis "Sang noir"

Gupta Bhairava Prasâd "Gange, ô ma mère"
Haasse Hella S. "Les seigneurs du thé" /

Haddad Hubert "Palestine" /
Hage Rawi "De Niro's game" /





Harrison Jim "Légendes d'automne"
Hartleyb Jean "Nevropolis" /

Hayder Mo "Tokyo" / "Birdman"

Hélias Pierre Jakez "Le cheval d'orgueil"



Inoue Yasushi "Le fusil de chasse"

Irving John "Une veuve de papier"

Ishiguro Kazuo "Les vestiges du jour" /

James Henry "Washington square"

Jaouen Hervé "Au-dessous du calvaire" /

Joncourt Serge "Vu" / "Carton" /

Jonquet Thierry "Mon vieux"
Juhel Fabienne "A l'angle du renard" /

Juliet Charles "Lambeaux"
Jünger Ernst "Les orages d'acier" /
Kawabata Yasunari "Kyôto" /

Kawakami Hiromi "Les années douces"
Khayat Ondine "le pays sans adultes" /

Konaté Moussa "L'empreinte du renard" /
Koryta Michael  "Une tombe accueillante"  / 
Krukoff Johan "Ex nihilo" /

Larsson Stieg "Millenium: la trilogie" /
Laurain Antoine "Fume et tue"

Le Gouëfflec Arnaud "Les discrets" /
Le Guillou Philippe "Fleurs de tempête" /

Ledig Gert "Sous les bombes"

Lejeune Philippe "Le moi des demoiselles"
Leroy Gilles "Alabama song"

Leseleuc (de) Anne "Les vacances de Marcus Aper"
Lesdre Michèle "Le canapé rouge"
Lessing Doris "L'amour, encore"
Levi P.  "Si c'est un homme"  / 

Lodge David "Changement de décor" /

Ludlum Robert "La trahison Tristan"
Mc Cann Colum "Zoli"

McLaren Philip "Tueur d'aborigènes"
Marker Claude "Cadavre d'état"
McAuley Paul J. "Les conjurés de Florence" /
McCaig Donald "Le clan Rhett Butler"
Meek James "Un acte d'amour" /
Melo Patricia "Monde perdu" /

Mendelsohn Daniel "Les disparus"
Messac Régis "Quinzinzinzili" /

Miano Léonora "Soulfood Equatoriale" /
Miyabe Miyuki "La librairie Tanabe" /
Moberg Vilhelm "La saga des émigrants" /

Morrison Tony "Le chant de Salomon"

Modiano Patrick "Dans le café de la jeunesse perdue" /
Munro Alice   "Les lunes de Jupiter"  / 
Nabb Magdalen "Mort d'un orfèvre" / "Mort au printemps" /
Nair Anita "Le chat karmique" / "Compartiment pour dames" / "Les sacrées tantes" /
Nauleau Sophie "La main d'oublies"/

Nesbo Jo "L'homme chauve-souris" / "Les cafards" / "Rouge gorge" /
Nisand Dan "Morsure" /
Nohant Gaëlle "L'ancre des rêves" /

Nooteboom Cees "Mokusei!"
Nothomb Amélie "Le fait du prince" /
Novi Nathalie (illustratrice) "Moi, Ming" / "Les douze manteaux de Maman" /



Kenzaburô "Une existence paisible" /


Osmont Stéphane "L'idéologie"


Paasilinna Arto "Le lièvre de Vatanen"

Parks Tim "Double vie"

Pavloff Franck "Matin brun"

Pelt Jean-Marie "Ces plantes que l'on mange" /
Peretti (de) Camille "Nous vieillirons ensemble" /

Perez-Reverde Arturo "Le peintre de batailles" /

Pirzâd Zoyâ "Un jour avant Pâques" /


Place Francois "La fille des batailles" /

Ponti Claude "Dans la pomme"/ "Dans le loup"/"Derrière la poussette"/ "Sur le lit" /"Blaise et le château d'Anne Hiversère" / "L'île des Zertes" / "Almanach Ouroulboulouck" / "Le catalogue des parents" /
Poulin Jacques   "La tournée d'automne"  /  "La traduction est une histoire d'amour"  /  
Priest Christopher "Le monde inverti"
Pujade-Renaud Claude "Chers disparus" / "Belle-mère" /

Queffélec Yann "Happy Birthday Sara"

Quinard Pascal "Terrasse à Rome" "Carus" / "Tous les matins du monde" /
Revoyr Nina "Si loin de vous" /

Rosnay (de) Tatiana "La mémoire des murs" "Spirales"

Rouaud Jean "Les champs d'honneur" /
Roux Frédéric   "L'hiver indien"  / 


Rushdie Salman "Shalimar le clown"
Russo Richard   "Le pont des soupirs"   /  
Sa Moreira (de) Régis "Le libraire"
Savage Thomas "Le pouvoir du chien" /

Schlink Berhnard "Le liseur" / "Le week-end" /

Schmitter Elke "Légers manquements"
Sebold Alice "Noir de lune" /

Seierstad Asne "Le libraire de Kaboul"

Shiga Naoya "A Kinosaki"

Singh Khushwant "Une épouse pour le sahib"


Somoza José Carlos "La dame n°13" / "La caverne des idées" / "La théorie des cordes" /  "La clé de l'abîme"   / 
Sôseki Natsume "Je suis un chat"


Steinhauer Olen "Cher camarade"

Stegner Wallace "Angle d'équilibre"
Supervielle Jules "Uruguay" /

Sutcliffe William "Sous influence"

Taylor Kressmann "Ainsi mentent les hommes"

Tejpal Tarun J "Loin de Chandigarh"

Thomas Chantal "Les adieux à la Reine" /
Thorarinsson Arni "Le temps de la sorcière" /

Tonnerre Jérôme "L'Atlantique Sud"

Ungar Antonio "Les oreilles du loup"
Upfield Arthur "La mort d'un lac" /
Urasawa Naori "Monster" (18 tomes) /

Van Cauwelaert Didier "L'éducation d'une fée""Thomas Drimm" 1


Vargas Llosa Mario "Qui a tué Palomino Molero?"

Vasquez Montalban Manuel "Le pianiste"
Vincenot Matthias "La discordance du temps" /
Wassmo Herbjorg "Le livre de Dina" /
Wataya Risa "Install" /
Wijkmark Carl-Henning "La draisine"
Wilkie Collins William "La dame en blanc" /
Wilson Robert Charles "Les Chronolithes"
Wolniewicz Claire "Le temps d'une chute" /

Xénophon "L'anabase"

Yan Lianke "Servir le peuple" / "Le rêve du village des Ding"  /   
Yan Mo  "La dure loi du karma"  / 


Yoshimoto Banana "Kitchen"