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mercredi 12 mai 2021

Esprits êtes-vous là?

 


« Quand nous sommes seuls longtemps, nous peuplons le vide de fantômes »
(in « Le Horla » de Guy de Maupassant)  peut-on lire en quatrième de couverture de ce splendide opus des éditions Soleil.

Le monde traditionnel japonais est peuplé d'esprits aussi gentils que méchamment farceurs ou franchement méchants. L'écriture de Lafcadio Hearn est merveilleusement servie par les illustrations poétiques ou inquiétantes de Benjamin Lacombe.

« Esprits et créatures du Japon » s'intéresse plus particulièrement à la nature et à la figure animale dans les contes et la mythologie japonais.

Le voyage exploratoire commence dans les eaux mystérieuse dans lesquelles évolue l'homme-requin pour se poursuivre en rencontrant le kappa ou génie des eaux un brin chapardeur. Il s'achève avec le conte « La mort d'un canard sauvage » où la cane est une jeune femme enchanteresse.

Les illustrations invoquent l'élément liquide de belle manière : les vagues rugissantes de la mer, la fausse tranquillité d'un marais, les berges dangereuses d'une rivière. Les couleurs passent du bleu à une gamme de verts et de jaunes, enveloppant le lecteur dans un étrange manteau liquide.

Puis, le voyage devient terrestre : les saule et cerisier content des légendes d'une beauté absolue, Benjamin Lacombe peint les arbres en une explosion de couleurs d'un même camaïeu, le lecteur est prisonnier consentant des bras tortueux et noueux du saule vert, du branchage lourd de fleurs du cerisier portant l'âme d'un valeureux samouraï.

Les animaux pointent le bout de leur museau, les kitsune entrent dans la danse grâce à un long chapitre, extrêmement bien documenté, dans lequel on apprend pourquoi nombreuses sont les statues de kitsune a être amputée de leur museau. Je vous mets sur la piste : les enfants auraient quelque chose à y voir mais chuuuut...

Les renardes croisées lors des nuits gorgées de brume sont à éviter car seuls les esprits savent jusqu'où elles peuvent mener les hommes. La magie est latente prête à envelopper le monde d'illusions.

Enfin, l'apogée du voyage se déroule dans les airs lorsqu'un papillon croise la route d'une fourmi. La grâce du pinceau de l'illustrateur apporte une féérie à laquelle on succombe avec enchantement.


« Esprits et créatures du Japon » est un recueil enchanteur tant par son texte que par ses illustrations dont les détails occupent le lecteur tout au long de ses pérégrinations au cœur des légendes japonaises.

La lecture procure de doux moments d'abandon et de rêves éveillés. Une respiration bienvenue après une journée de travail. Ne pas oublier la tasse de thé vert pour accompagner le voyage au pays des esprits et créatures japonais.

Une certitude reste : le désir de replonger dans le recueil sans modération.

Traduit de l'anglais par Marc Logé


Quelques avis :

Babelio  Journal du Japon

Lu dans le cadre



jeudi 20 août 2020

Tout simplement pour le plaisir


Une nouvelle collection est en kiosque chez votre marchand de journaux préféré: "Les romans éternels" dotés de la couverture de l'édition originale avec des couleurs acidulées.
Le premier opus est le célébrissime "Orgueil et préjugés" de Jane Austen

Très belle couverture, trois jolies illustrations, une typographie agréable et un grain de papier au toucher velouté.

De quoi craquer.


mercredi 1 juin 2016

Un dragon pas comme les autres

Découverte du festival "Etonnants Voygeurs" de Saint-Malo: les aventures de Charles, un dragon qui séduit immédiatement avec son air triste, son allure empêtrée, ses couleurs originales, bleu et jaune orangé.

9 avril 1821*... ainsi commence l'histoire, l'ambiance est à la limite du lugubre, l'écriture cinématographique, le décor est planté tant par les mots que par l'illustration.
Charles naît au sommet d'un piton sous les yeux attendris de ses parents. Charles a d'immenses ailes, elles sont ma-jes-tu-euses, seulement il est doté d'un corps "maigrichon".
Tout se déroule pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu'au jour où son père l'emmène à l'école des dragons. Tout se complique lors de l'apprentissage du "comment on crache du feu": la poitrine souffreteuse de Charles ne lui permet pas de souffler bien fort. Tandis que ses camarades de classe noircissent les pages de leur cahier, Charles les noircit de poèmes. Charles est différent, Charles s'exprime bizarrement, en rimes et en alexandrins, Charles est poète comme un certain Charles Baudelaire au célèbre "Spleen". 
Notre dragonnet est sujet à la morosité, ses vers ne sont pas des plus joyeux bien qu'il manie l'humour noir et la dérision.
Charles ne parvient pas à noircir comme il faut ses pages, encore moins à brûler des bibliothèques.
L'année passe, il faut apprendre à voler. Or, Charles a un corps petit, maigre, et des ailes immenses: une gageure pour l'envol. Bien entendu, Charles ne parvient pas à prendre son essor et se retrouve par terre sous les moqueries de ses camarades de classe.
Charles est solitaire, n'intéresse personne sauf une mouche "attirée par l'odeur de ses pieds", une mouche, amie insoupçonnée, et la maîtresse quand elle distribue les cahiers à noircir.
On pourrait présager que le printemps apporte un peu de gaieté pour notre dragon bleu et jaune. Las, mille et une fois las! Charles est allergique, éternue tant et plus et ne supporte pas les couleurs chatoyantes des fleurs qu'il trouve "vulgaires". Quand on a la déprime chevillée au corps, rien ne trouve grâce où que le regard se porte.
Arrive le jour de la fête de l'école, Charles ne peut en supporter plus et se sauve loin de ce "monde cruel". Il se retrouve au sommet d'un volcan où il déclame son spleen. Au moment où on s'y attend le moins, le volcan, comme agacé par les lamentations de Charles, entre en éruption, projetant notre poète dragon haut dans le ciel. Si haut qu'il se laisse tomber comme une pierre, prêt à mourir "un mercredi". Deus ex machina: la mouche qu'on oublie tout le temps se rappelle à notre bon souvenir en rétorquant "non, on est dimanche".
Révélation pour Charles qui déploie ses ailes après avoir lâché son cahier, noirci de poèmes, pour voler, planer! 
La mouche le guide, avec humour implacable, dans son apprentissage du à l'instinct de survie.
Charles vole, fait des loopings et étonne tout le monde quand il revient, assombrissant le ciel, à la fête de l'école.
Feu d'artifice éblouissant, magnifique, les parents de Charles sont ravis et le trouvent sublime... le feux d'artifice ou leur fils? 
Charles plane un moment au-dessus des siens avant de rejoindre l'horizon... seul.

Une histoire de dragon originale, amusante où l'on se délecte tant du texte d'Alex Cousseau, drôle, sensible et poétique, que des illustrations absolument magnifiques. Les dragons sont d'une variété incroyable et de toute beauté. Les enfants ne s'y trompent pas et sont subjugués par le cadeau que leur fait l'illustrateur Philippe-Henri Turin

Dès que j'ouvre le livre, le silence est de mise en classe et je peux voir les regards pétillants de joie devant les illustrations chatoyantes, les dessins d'une finesse exquise: entre la sonorité poétique du texte et la beauté de l'image, les enfants sont transportés au coeur d'une féerie qui côtoie le fantastique.
Je ne parlerai pas de la page de garde qui est tout simplement su-bli-mi-ssi-me. Les enfants peuvent rester de longs moments à observer les multiples dragons dessinés. 

Un album à avoir dans toutes les bibliothèques de classe. Un pur moment de bonheur que l'on aime revivre à l'envi.

[* date de naissance de Charles Baudelaire]

Quelques planches:







dimanche 29 mai 2016

Un Printemps arabe

Le Printemps arabe fait florès au Moyen-Orient, libérant les aspirations d'expression des citoyens dans cette région du monde.
En Syrie, le régime de Bachar Al Assad est à son apogée et prépare les festivités honorant le Guide syrien et sa politique.
Or la révolte gronde au sein des quartiers de Damas, sous le regard des observateurs de l'ONU. De l'Université, le mouvement gagne peu à peu toutes les couches de la population, même le camp de réfugiés palestiniens s'ébroue et se réveille.
Les répliques militaires sont sans pitié: arrestations aveugles, négation du libre-arbitre de la population, disparitions soudaines entretiennent l'emprise d'un pouvoir de plus en plus contesté.
Les lucarnes sur le monde extérieur que sont la télévision et internet sont autant de graines libertaires semées dans les foyers.
Cependant la tradition est bien ancrée: Karim et Fatima s'aiment depuis toujours mais la jeune fille est promise en mariage à un proche du clan Al Assad. La position d'étudiant de Karim ne pèse pas lourd face au faste d'une belle situation. Le proche du pouvoir est un homme bouffi d'importance, d'orgueil et de mépris pour ses semblables. 
L'union est fêtée, la séparation de Karim et Fatima consommée, chacun partant de son côté, résigné.
Leur histoire d'amour est celle d'un Roméo et d'une Juliette que les détours macabres du destin réuniront dans la douleur. Karim lutte contre le régime sanguinaire de Bachar tandis que Fatima est contrainte à l'épouser. 

La révolte gronde donc, lentement mais sûrement, dans les quartiers de Damas, les opposants s'organisent pour manifester puis, quand le ton va crescendo, pour monter des opérations de guérilla urbaine.
Des officiers du régime désertent pour rejoindre les rangs des insurgés, dont le frère aîné de Karim qui prendra le commandement du réseau de résistance du quartier.
Malgré la présence d'observateurs de l'ONU, les mouvements de résistance ne reçoivent guère d'aide et ne doivent compter que sur eux-mêmes. L'Occident, prompt à se mêler de tout au Moyen-Orient, est subitement muet en Syrie malgré les preuves tangibles des exactions commises par le Bachar Al Assad. Seulement, ce dernier a le soutien des Russes: la Syrie devient une ligne de partage d'influence.

Insidieusement, la dimension religieuse prend une place dans le mouvement révolutionnaire. La mosquée devient un lieu d'échanges, un lieu de débats et d'organisation des actions à mener. Jusqu'au jour où le massacre, par le régime de Bachar, perpétré lors de la prière du vendredi offrira une occasion inespérée à quelques religieux d'asseoir une emprise sur la Révolution.

Karim et Fatima se retrouvent au cours de l'été 2013: la Révolution est en marche, Bachar et son régime perdent du terrain. Fatima, mère de jumeaux, a perdu son époux dans les combats et demande asile à sa famille qui l'éconduit comme si elle était une pestiférée. Pourtant, c'est elle qui jeté en pâture Fatima au proche de Bachar. 
Karim l'accueille à bras ouverts, sans jugement car toujours amoureux. Ils s'aimeront enfin, se goûteront de toute leur âme et de tout leur corps. Tout est bien qui finit bien? En Syrie, il ne peut avoir de "happy end": une nuit, une blanche étreinte aura raison de leur bonheur fragile.

"La Dame de Damas" raconte en images, fortes et sensibles, le déchirement d'un pays soumis à un régime implacable, autiste, au coeur d'enjeux géo-politiques dépassant l'entendement d'une population qui ne vit que dans la crainte et l'horreur.
L'horreur des combats fratricides, l'horreur des trahisons, des reniements. Il n'y a plus de limite imposée aux souffrances d'un peuple que l'on n'entend pas à l'échelle mondiale. Il est observé, analysé mais aidé? Non, loin de là. D'ailleurs, quand Bachar orchestrera le bombardement de quartiers où les rebelles ne tiennent aucune position, le sommet de l'ignominie sera atteint: quand le pouvoir, qu'il soit militaire ou civil, en vient à exterminer sa population en usant d'armes chimiques, sans qu'une seule protestation officielle ne s'élève, pourquoi s'étonner de l'entrée en scène d'une rébellion religieuse! 
Ainsi, la mort blanche dispensée à des quartiers de Damas, ouvrira-t-elle la porte à un Jihad qui reprendra à son compte l'élan révolutionnaire.

"La Dame de Damas", par ses planches aux couleurs sépia, est une oeuvre qui touche, qui émeut, révolte et permet de saisir une partie de l'échiquier politique qui défraie les chroniques depuis trois ans. Derrière la violence au quotidien, il y a la vie, la mort, la liberté et l'amour. Vie, liberté et amour, concept qu'aucune dictature ne peut ôter de l'âme des hommes et femmes refusant le joug qu'on leur impose.

Une lecture qui ne laisse pas indifférent, loin s'en faut.

Quelques planches




samedi 4 juillet 2009

Un air vivifiant de vacances


Pendant que Kirikou et la sorcière subjugue son jeune spectateur, Chatperlipopette peut offrir à ses lecteurs un avant-goût du voyage marin. Pas n'importe quel voyage: un voyage immobile et intérieur au gré des très belles et très esthétiques planches de ce beau livre (une idée de cadeau pour les mordus des "inventaires" à la cabinet de curiosités) Le bestiaire marin, histoires et légendes des animaux des mers de Jean-Baptiste de Panafieu!

Les éditions Plume de carotte regorgent de jolis trésors à admirer, à feuilleter, à lire et relire, à manipuler en soupirant d'aise devant les images d'une esthétique irrépprochable, Le bestiaire marin ne déroge pas à la règle: dès la couverture le voyage commence au gré de la beauté du monde présentée avec délicatesse et poésie.

Oui, on peut parler de délicatesse et de poésie à propos de ce bestiaire qui met en scène des bestioles parfois peu amènes!

Le schéma de présentation est pour chaque "bête" identique: la planche à droite, le texte documentaire, le(s) nom(s) populaires, l'étymologie, l'anthologie et les petit plus "pêche-aquaculture"/ "mauvaise réputation" à gauche. Le tout sur fonds bleutés, plus délicats les uns que les autres, idéalement ourlés pour laisser vagabonder l'imagination et enrichir l'imaginaire. On se croirait au coeur d'un muséum naturel consacré aux animaux et flores marins, au coeur d'un temple poétique dédié aux sciences naturelles.

On feuillette, on picore ces petites perles précieuses au gré des envies, au gré des idées et des moments à soi où l'on décide de s'évader sans quitter son canapé ou son Voltaire. Certes, les révélations fracassantes ne sont le propos de l'ouvrage, certes on pourrait apprendre plus de détails précis, pointus sur chaque sujet d'étude mais le support ne pourrait être celui que nous offrent les éditions Plume de carotte!

En un mot comme en mille, Le bestiaire marin emporte les pensées du lecteur-feuilleteur à la suite de la corne du narval, du lièvre des mers, du cachalot ou de la licorne imaginaire.

Les beautés du monde s'égrennent au fil des photographies et des textes, Le bestiaire marin est un beau voyage immobile au long cours où le parfum iodé des mers traversées titille les sens du lecteur-voyageur.

jeudi 7 août 2008

Une porte sur le Royaume enchanté


Voici un livre qui est un adorable petit objet: par sa taille, il est pratique de le glisser dans son sac à main; par son contenu, il est idéal pour les petites pauses de la journée et distille un rayon de soleil magique à chaque page.
Il est joliment illustré par les peintures et dessins d'artistes inspirés par le monde de la féérie, de ses contes, légendes et autres mystères, ses pages sont agréablement colorées de tons pastels (verts, bleus, mauves ou ocres) ce qui attire l'oeil et attise l'envie de lire les histoires qui y sont rapportées.
En effet, "Démons et merveilles" est un livre de spécialiste en elficologie et autre monde féérique: Edouard Brasey est le barde des elfes et autres membres du Petit Peuple et sait à merveille nous conter leurs histoires millénaires.
Comment apercevoir, rencontrer une fée? Plusieurs solutions existent: la première et la plus facile est d'ouvrir un livre de contes de fées. C'est sympathique, dépaysant mais cela ne calme pas la faim de connaître le Petit Peuple. La deuxième solution est le rêve éveillé, pratiqué assidûment la nuit; la troisième est la "fréquentation de la nature, si possible sauvage et préservée des nuisances humaines" qui offre au promeneur rêveur et contemplatif des chemins à suivre vers le monde de l'imaginaire.
Cependant, la prudence est de mise car dans le monde des fées il y a des rencontres agréables et d'autres bien dangereuses. Parfois des portes secrètes s'ouvrent sur des géographies inconnues et c'est alors qu'on risque de s'y perdre à jamais.

"Comment se rend-on au royaume des fées?
Ma foi, c'est fort simple, écoutez.
Attendez que la lune jaune paraisse
Au-dessus de la mer empourprée
Et qu'elle trace sur les eaux
Un sillage de lumière
Plus brillant que le diamant.
Et nulle force occulte n'est là
Pour vous éconduire
Et si vous connaissez la formule magique
Capable de jeter un sort,
Enfourchez la tige d'un chardon
Et si le vent est bon
Laissez-vous transporter
Au royaume des fées
Sur ce rayon de lumière"

(Ernest Thompson Seton, in La route du pays de Féérie)

Il y a deux périodes essentielles dans le monde de la Féérie: le printemps et la fin de l'automne...la lumière et l'ombre, la chaleur et le froid.
L'équinoxe de printemps, le jour et la nuit s'équilibrent en une parfaite harmonie, est le moment où les fées se réveillent et si on ne veut pas être piégé, à faire les curieux, mieux vaut connaître leurs coutumes et leur façon de vivre afin de ne pas les froisser. Le 1er mai, ou fête de Beltaine, est la date où elles déménagent pour s'installer sur les tilleuls et se rassasier de rosée et de hannetons (eh oui, les fées mangent des hannetons!). Cette fête, chez les Celtes, célébrait la venue de la "saison claire" ainsi que le culte de la fécondité et du renouveau...la coutume voulait que l'on déposât des offrandes de fruits et de lait, dont elles sont friandes, pour concilier les bonnes grâces des fées pour de belles et opulentes récoltes. Elles sont associées aux fleurs et protègent les arbres tels que l'aubépine, le frêne, le hêtre, le tilleul, le sorbier, les épineux ou encore l'aulne, le chêne et le sureau.
On sait que les fées peuvent être bienveillantes comme être malveillantes: ce sont des amoureuses entières et jalouses, souvent victimes de l'inconstance des hommes (la Petite Sirène en sait quelque chose tout comme Mélusine) qui leur préfèrent, très vite après les serments, les amours humaines plus conventionnelles et "gérables". Parfois, les fées enlèvent les nourrissons pour les remplacer, au berceau, par des changelins: les femmes utilisaient des amulettes, des formulettes afin d'éloigner de leur enfant (surtout quand c'était un garçon) les appétits maternels féériques.
On raconte aussi que les champignons qui poussent tout en rond dans les près, les ronds de fées, sont les tabourets sur lesquels elles s'asseoient pour se reposer lors de leurs bals nocturnes. On raconte beaucoup de choses sur les fées, qu'elles sont capricieuses, qu'elles peuvent emporter à jamais le malheureux qui n'a pas su leur résister, que le temps elfique s'écoule autrement...on raconte beaucoup de choses qu'Edouard Brasey développe au travers de narration de contes ou de précis elfiques.
Le monde féérique a aussi sa part d'ombre: la nuit d'Halloween marque le début de la saison sombre, celle où les jours s'amenuisent pour laisser la nuit s'allonger. Le monde des fées devient plus inquiétant et les figures dominantes sont celles des sorcières, des revenants et des spectres; les feux follets virevoltent à la nuit tombée. C'est l'époque où l'on voit les nains (créateurs d'objets magiques comme le marteau de Thor) qui n'apprécient pas la lumière du jour. Edouard Brasey en profite pour donner au lecteur de multiples renseignements sur les métiers des nains, leur habitat, leurs us et coutumes, leurs dons divinatoires. La saison sombre est celle où les ogres et autres croques-mitaines prenennt encore plus d'ampleur et font encore plus peur! C'est pourquoi, la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre, il est de coutume de laisser allumer des lanternes creusées dans les betteraves ou les citrouilles afin de tenir éloigner les esprits malins des vivants. Puis arrive un autre moment, au cours de cette période sombre: celui de la nuit des Merveilles, la nuit de la lumière sur laquelle s'est calquée la fête chrétienne célébrant la naissance de Christ. En effet, les hommes ont toujours eu peur du noir et cette nuit de la lumière, au solstice d'hiver, conjure cette peur et annonce le rallongement des jours et l'approche du renouveau. On fait des offrandes aux fées et autres personnages magiques en garnissant le sapin, symbole du renouveau éternel, de guirlandes de lumière: Babouchka en Russie et Befana en Italie distribuent des cadeaux aux enfants sages au moment de l'Epiphanie, sont des figures féériques récupérées par la religion chrétienne....on assoit une nouvelle religion en synchrétisme avec les croyances déjà installées.
Le Petit Peuple devient au fil des siècles de plus en plus invisible mais survit dans les contes et légendes de toutes les civilisations ainsi que dans les traditions dites immémoriales. Edouard Brasey avec "Démons et merveilles" nous livre quelques secrets de ce monde mystérieux et passionnant, il souligne aussi combien la Féérie a inspiré les peintres et les poètes de Shakespeare ("Le songe d'une nuit d'été") à Victor Hugo ("La ronde du sabbat").
Ce petit livre, objet agréable à manupiler, à lire et à relire, est une mine de renseignements sur les fées et un assortiments de contes entendus mille et une fois que l'on redécouvre avec un plaisir infini, le temps d'une respiration hors du temps, l'espace d'un battement de cil du temps féérique permettant un voyage, à tire d'aile, loin du quotidien et cela tout au long de l'année. Peut-être qu'alors, en cheminant, ce petit livre deviendra un passeport pour le Royaume Enchanté...

"Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois,
Les larves, les dragons, les vampires, les gnomes,
Des monstres dont l'enfer rêve seul les fantômes,
La sorcière échappée aux sépulcres déserts,
Volant sur le bouleau qui siffle dans les airs [...]

(Victor Hugo "La Ronde du sabbat")

Je remercie les édition du chêne de m'avoir fait découvrir ce monde de la Féérie

Le blog d'Edouard Brasey ICI

samedi 17 mai 2008

L'univers dans l'encre du thé


Voilà un livre que l'on feuillette avec plaisir puis qu'on lit avec gourmandise. Les textes de Gilles Brochard sont une fenêtre ouverte sur l'intériorité de les auteurs passés au crible de la passoire à thé.
A partir des écrits de ces derniers ou des entrevues qu'il a eues avec eux, Brochard emmène son lecteur dans la farandole des impressions vécues ou rêvées autour d'une tasse de thé en compagnie de femmes et d'hommes de plume. Derrière les personnages amateurs de thé se cache très souvent un auteur adepte de la petite feuille roulée et délicatement parfumée. Le thé et ses rituels sont les éléments essentiels pour créer un atmosphère, des ambiances au coeur des salons bourgeois ou huppés comme au coeur d'un café ou à l'entrée d'une grotte d'ermite.
"Le thé dans l'encrier" ravit l'amateur de thé, satisfait ses sens à la lecture des scènes où la boisson fétiche est à l'honneur: il peut entendre tinter les petites cuillers, musarder les conversations, et susurrer le liquide corsé ou doux, amer ou léger lorsqu'il est versé dans la tasse en porcelaine.
Le tout est superbement servi par les très belles aquarelles de Ruben Alterio, illustrant à merveille les textes enthousiastes voire enflammés de Brochard. Une seule ombre, gênante: l'orthographe fantaisiste de quelques mots ou les accents capricieux qui gâtent un peu la joie de la lecture. Mais ce désagrément n'empêche pas d'apprécier le regard porté sur l'oeuvre d'Anaïs Nin ou celui porté sur Balzac à la lumière de leur rapport au thé. Une bien jolie promenade aux côtés des plus grands écrivains, parfumée aux senteurs de thé.

Un extrait choisi qui pose d'emblée l'auteur de "Le thé dans l'encrier":

"Je passe aux aveux tout de suite: je suis un dingue de thé, un détraqué, qui du matin au soir, ne peut vivre sans une théière à portée de la main(...) A ceux qui pourraient mettre ma parole en doute, j'affirme que boire du thé, pour moi, n'est ni caprice, ni un snobisme mondain, ni une mauvaise habitude, ni une hérédité, ni une contagion, mais tout simplement un vice qui m'habite. je suis possédé par lui, il fait partie de mon corps; se scavités sont brunies de tannin. Un jour, peut-être, aurai-je besoin d'une sorte de décalaminage." (p 11 et 12).

Quelques jolies citations glanées au fil de "Le thé dans l'encrier":

Hari Prasad Shastri dans "Echos spirituels du Japon":
"La cérémonie du thé a une haute portée morale. Elle nous rappelle l'importance de la sérénité intérieure et l'inutilité de l'agitation, du bavardage bruyant et des gestes extravagants. Quel gaspillage de force dans de tels comportements! Quel mode de vie vulgaire!" (p 23 et 24)

"Vie du thé esprit du thé" de Soshitsu Sen :
"Servir un bol de thé conformément aux règles de l'étiquette, c'est réaliser une large synthèse culturelle aux idéaux élevés impliquant divers éléments relevant de la religion, de la morale, de l'esthétique, de la philosophie, de la discipline et des relations sociales." (p 26)

Comme l'a souligné Flo dans son billet, "Le thé dans l'encrier" n'est plus disponible hormis d'occasion chez des bouquinistes. Dommage car ce livre est une mine de menus faits et de citations autour du thé.

Les avis de Flo et Moustafette

vendredi 25 avril 2008

Rose attitude


"En 1936, la grande prêtresse de la mode, Elsa Schiaparelli, avait baptisé son parfum "Shocking Pink", faisant du magenta saturé la couelur de l'avant-garde. Une couleur qui exprime à la fois l'insouciance et la provocation à l'image de la célèbre "Pink cadillac" d'Elvis Presley.
La couleur rose est multiculturelle: elle est le reflet d'une certaine culture nippone, des lolitas urbaines, et plus généralement d'une mode pimpante ou provocante.
La Pink Attitude est aussi une action militante: le code couleur devenant la signature des happenings d'ONG luttant pour la paix dan sle monde ("Pink Code"); elle est dominante dans les défilés de la "Gay Pride", où elle exprime le droit à la différence sexuelle.
C'est une couleur présente dans le "street art", la publicité et l'art moderne, avec notamment des oeuvres monumentales de Jeff Koons."
(edito)

Je ne suis pas une fan de la couleur rose et pourtant ma garde-robe hivernale est dotée d'un ensemble "vieux rose" en laine que j'aime sortir lorsque j'en ai assez de la grisaille des mois sombres de l'année. Je ne suis pas une adpete du "rose barbie" et cependant, je ne suis pas insensible à la beauté des camaïeux de rose, des tissus et autres matières où le rose s'épanouit et réjouit l'oeil.
Liz editions inaugure avec Pink attitude une série consacrée aux couleurs. Le rose est décliné au fil des photos dans une gamme exhaustive et dans des situations aussi cocasses que glamour ou romantiques. Parfois, au détour d'un cliché, le rose synonyme de douceur peut se révéler violent et agressif. C'est ce qui fait le charme de ce recueil de photographies très belles et très expressives. J'ai été très sensible aux photos "paysage" (urbain ou campagnard) où une tache rose (deux fauteuils, une cabane) isolée, se détache pour remplir le cadre de sa présence. Comment ne pas être ému par les camions ou voitures roses, clin d'oeil au glamour hollywoodien, par les musiciens sud-américains dans leur chemise rose, par les barbies "Cartlandisées" japonaises (hallucinant de surréalisme), par le couple tenant un parapluie rose sous la neige? Ces photos ne laissent pas indifférent et font voyager le lecteur dans un imaginaire acidulé qui par un point de détail en couleur révèle ce qui est un peu moche ou triste dans notre monde urbain et moderne...le tout avec une pointe d'humour très agréable.
Une collection originale, à apprécier et à suivre....je suis impatiente de regarder les variations autour du vert!

Quelques pages ici ici et puis encore ici

dimanche 6 mai 2007

Un dimanche pas comme les autres

En effet, aujourd'hui j'ai un an de plus! Et c'est la deuxième fois que mon anniversaire coïncide avec le deuxième tour d'une élection présidentielle (1995 et 2007!).
Ce matin, deux jolis paquets m'attendaient: on aurait dit des livres! Bizarre, non? Quand j'ai défait l'emballage...oohhh, la belle surprise préparée par mon cher et tendre!
"La boîte à thé" de Gilles Brochard, plus qu'un livre, un bel objet à ouvrir et à regarder. Des photos magnifiques de Philippe Hurtin et Matthieu Prier illustrant les diverses origines du thé, des recettes bien alléchantes (on a envie de se mettre très vite aux fourneaux et à la théière), des "voyages immobiles" devant une tasse de thé délicatement parfumé. Il y a un petit livret somptueux retraçant l'historique du thé, le vocabulaire lié à cette feuille délicate et sublime, les rituels divers, l'art de la céramique intimement lié à la dégustation du thé. Je ne peux que remercier Allie pour cette découverte.

L'idée intéressante de ce coffret est de parler de saveurs diverses à marier avec le thé, avec les thés: ainsi la recette "Rôti de lotte 'Retour de chine' " accompagnée de son risotto aux lardons. Le thé utilisé pour cette recette est le Sichuan. Je compte essayer ce plat très rapidement: je suis une fan de poisson!

Un extrait:

"Ouvrez une boîte de thé et le voyage commence. Servez du thé dans une tasse ou un bol et l'aventure est à portée des lèvres.
Le buveur de thé est un être toujours insatisfait qui aime les voyages immobiles, ceux qui lui font traverser les frontières les moins accessibles, pour mieux accéder aux trésors cachés qui lui donneront des parcelles de bonheur. Il part à la recherche des meilleurs jardins de thé comme un amoureux jamais rassasié de preuves d'amour."
Je viens de m'apercevoir que cette citation est identique à celle retenue par Allie! J'en rajoute une autre:
"Le thé est une respiration, une façon d'appréhender la vie, une conquête du goût et du sensible."


"Le lézard lubrique de Melancholy Cove" de Christopher Moore, roman bien connu des blogueurs.

De quoi alimenter mes passions: le thé, la cuisine et la lecture!




dimanche 25 février 2007

Nos amies les plantes


"Ces plantes que l'on mange" a été un des livres les plus offerts à Noël...et on peut comprendre pourquoi: le renom de l'auteur, Jean-Marie Pelt, que l'on ne présente plus, les photos de très grande qualité, les reproductions des planches botaniques mais aussi la qualité des textes. On apprend, ou on se remet en mémoire, les bienfaits, les origines, des diverses familles de plantes que l'on consomme au quotidien.

J'ai beaucoup aimé le classement par famille: la lecture n'en est que plus facile. Chaque plante a son histoire, chaque plante a apporté la diversité alimentaire, une source de vitamines et d'énergie, base d'une alimentation équilibrée et saine, à l'homme. Mais aussi, ces plantes ont apporté le plaisir gustatif, l'imagination créatrice de l'homme: la gastronomie.

J'ai également aimé l'histoire de la domestication des plantes sauvages....de la cueillette aléatoire à la naissance de l'agriculture. Aussi insignifiantes soient-elles, ces plantes faites de racines invisibles et de feuillage changeant au fil de la maturité, il se dégage une poésie de leur histoire multi millénaire et permet à l'homme moderne, conscient de la fragilité de l'harmonie, de se resituer dans l'échelle du temps (mais aussi dans l'échelle écologique): à une place parmi tant d'autres...ni plus ni moins. Il fait partie d'un large éco système fragile, ténu, qu'un trop plein d'erreurs et d'excès peut ravager. A méditer au fil des pages.


Par ailleurs, la beauté de l'ouvrage tient aussi à l'iconographie. Rob White, photographe anglais, met en scène carottes, choux rouges, petits pois, maïs, riz, fèves, pommes de terre, tomates, arachides, olives, lentilles etc... tel un land-artiste réalisant une suite de séries colorées. Ce bel ordonnancement rappelle au lecteur les sillons des champs, les lignes des blés, des seigles sous le soleil d'été ou un joli jardin aux carrés bien délimités. Parfois, une photo rappelle la légèreté des choses: ainsi les lentilles éparpillés par le souffle du photographe avant le cliché. Ah, le délicieux carré de framboises mûres à point et ne demandant qu'à être dégustées, terrible torture en cette fin d'hiver! Et ces poires, ces quartiers d'orange, ces grains de raisin...les papilles sont mise à rude épreuve...mais les yeux s'enivrent de couleurs estivales.

Un livre à dévorer ou à savourer selon son appétit....et à apprécier sans limite!
Quelques mots, glanés au fil du net, sur J.M Pelt:
Jean-Marie Pelt, pharmacien agrégé, est un botaniste-écologiste de renom. D’abord professeur de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de Pharmacie de Nancy jusqu’en 1972, il fonde cette année-là à Metz l’Institut Européen d’Ecologie, et enseigne la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des Sciences de l’université de Metz. De nombreuses missions scientifiques à l’étranger (Afghanistan, Togo, Dahomey, Côte d’Ivoire, Maroc, etc) l’amènent à s’intéresser aux pharmacopées traditionnelles de ces pays. Aujourd’hui, il est très sollicité pour tout ce qui concerne les problèmes de sécurité alimentaire, et notamment les incidences potentielles des organismes génétiquement modifiés (OGM) sur la santé et l’environnement.
Il exerce de nombreuses fonctions, parmi lesquelles celles de Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Président de l’Association Européenne pour l’Homme, la Nature et la Vie, Secrétaire Général du Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique (CRII-GEN), Président de la Fondation Denis Guichard (Fondation de France), Membre du Comité Scientifique de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse, Membre du Comité 21, Chroniqueur à Santé Magazine, etc.
Une bien belle carte de visite qu'il met au service de l'écologie afin de réveiller certaines consciences endormies.

mardi 9 janvier 2007

Paysage et art


En lisant le commentaire laissé par une visiteuse, je me suis dit qu'il fallait que je parle d'un livre sur le Land-Art très intéressant et accessible à tous.
Note de l'éditeur:
"Neige, glace, feuilles, fleurs, baies, tiges, bois, branches, boue, galet, sable... Ce livre vous propose une série de réalisations simples, non figuratives, à faire au fil de vos balades, au fil des saisons, avec tous les matériaux naturels que vous pouvez rencontrer. Cela peut être pour le plaisir de devenir créateur en quelques minutes, cela peut aussi être, avec des enfants notamment, un formidable outil d'éveil du regard sur tous les éléments que la nature nous offre, ainsi que de sa diversité de formes, de couleurs, de textures.
Partez donc sur les traces de Marc Pouyet effeuiller la marguerite... avec tout le respect que l'on lui doit."
Les photos sont superbes et on peut s'amuser à tenter de reproduire in situ les réalisations proposées.Les assidus de Goldsworthy saisiront tout de suite les références et les allusions....on ne boude pas son plaisir!!!

lundi 8 janvier 2007

Land-Art


Encore un bel ouvrage à compulser sans bouder son plaisir.
Ce beau livre nous explique la constitution du mur de Storm King (NY USA) par Andy Goldsworthy et ses maçons venus de Grande Bretagne. Les photos sont splendides et donnent l'impression au lecteur d'y être.
En plus de ces photos du mur, il y a celles d'autres oeuvres (installations) du maître à travers le monde. Les monticules pyramidaux, les oppositions mouillé/sec sur les pierres de rivière etc...
Un moment intense où on se remplit les yeux de belles choses.

vendredi 29 décembre 2006

Chat, chat quand tu nous tiens


Un joli petit livre, tout carré, facile à transporter (dans un sac à main ou dans une poche) et donc à regarder.
Sur quel sujet? Les chats voyons. Des chats pris dans leur quotidien: chats en action, chats par tous les temps, chats qui dorment (tiens donc, étonnant!!), , chats au travail, chats bourlingueurs, chats et compagnie. Le dernier chapitre s'intitule: stars entre elles...les stars sont félines bien sûr!!!!
Un recueil photographique utile pour les amoureux des chats...

jeudi 21 décembre 2006

chats sur les toiles...


"Le monde se divise en deux catégories: ceux qui aiment les chats et ceux qui se sentent mal à l'aise en leur présence." (A.Edney)
Ainsi s'ouvre le livre "Les chats: le chat dans tous ses états", livre qui rassemble les oeuvres de peintres ou de sculpteurs mettant en scène des chats ou des félins. L'animal sauvage ou l'animal domestique animent les tableaux, les fresques, les estampes, les mosaïques depuis bien longtemps.
Cet ouvrage permet aux amoureux de nos petits et grands félins de découvrir ou redécouvrir des détails d'oeuvrs ou des oeuvres des grands maîtres.
On aime parcourir les pages au gré de ses envies, on aime lire, en pointillés, les textes.
Cette promenade artistique, entre rêverie et réalisme saisissant, est une aubade au monde félin indissociable du quotidien de l'homme.
On aime ces "instantanés" tels que "Leçon au jardin" de Shirley-Fox, "Une classe au Caire" (détail) de J.Frederick Lewis, "La sainte famille autour d'un feu" de Vermeyen.
On aime les doux portraits de fillettes: "Fillette au chat" de Martineau, "Julie Manet et son chat" de Renoir etc...
On appréciera les fauves de Delacroix, de Géricault.
On appréciera nos félin dans leur plus total abandon comme dans leurs attitudes les plus féroces.

mardi 5 décembre 2006

Land-Art


la découverte de cet artiste britannique m'a coupé le souffle: la nature devient matière artistique d'une rare beauté.

Je suis tombée sous le charme de ces pierres mises en scène....un livre à regarder, à rêver, à tenir en main, à respirer.

Goldsworthy est un passeur: il nous guide dans le dédale minéral et le magnifie. Ses installations sont certes éphémères mais elles perdurent dans nos esprits, nos coeurs grâce aux photos, mémoires de l'artiste.

Merci la médiathèque municipale de recéler de telles beautés!!!