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mercredi 12 janvier 2022

Jo et moi

 


L'opération Babelio « Masse critique : BD et romans graphiques » m'a permis de lire le premier tome d'une série jeunesse très agréable « Jo et moi : ça commence » axée sur l'écologie.

Il est important de sensibiliser le jeune public, très tôt, à la conscience de l'urgence écologique et quoi de mieux qu'une bande-dessinée !

La première planche présente les protagonistes dans une ambigüité voulue : qui est qui ? Ce n'est pas évident de le savoir. Tout au long des pages l'interrogation subsiste quant au narrateur : le chien ou le jeune garçon ?


« Jo et moi » raconte la vie, au quotidien » d'un petit garçon et de son chien que l'on découvre au fil des pages. L'évidence est qu'on ne s'ennuie pas une seconde chez eux entre la petite sœur et son ami imaginaire l'ours polaire, les parents « bobos écolos » qui estiment qu'aller à bicyclette à l'école est excellent pour la santé... sauf qu'il y a quelques raidillons pénibles, une amoureuse très féministe et activiste, un copain intello et des légumes bio à gogo, notamment, horreur ! Malheur ! Dont trop de brocolis car le brocoli est pire que les épinards, na !


Au cours de la lecture, on découvre qu'avec des gestes simples, à son petit niveau, on peut faire beaucoup pour la santé de la planète : prendre son vélo pour se rendre à l'école, partager le bain avec la petite sœur … et l'ami imaginaire, remplir sa gourde d'eau du robinet plutôt que de prendre une bouteille d'eau, faire un potager, parler aux arbres, leur faire des câlins – non ce n'est pas un truc d'excentrique, pas du tout surtout depuis que j'ai lu « L'arbre monde » de Richard Powers – apprendre à se ressourcer au cœur de la nature. Profiter des belles et bonnes choses offertes par Dame Nature pour mieux vivre et préparer un avenir plus optimiste aux générations futures.

La télé est reléguée dans un coin, les balades sont somptueuses et drôles, les bricolages ingénieux … enfin pas tout le temps, les oiseaux en savent quelque chose. Les vacances sont éco-responsables et la visite d'un aquarium montre combien prendre soin des océans serait plus efficace qu'enfermer entre quatre vitres de pauvres poissons et cétacés.


Ce qui m'a beaucoup plus dans l'album, ce sont les illustrations aux couleurs vives et tendres à la fois, le texte simple, très humoristique et efficace ainsi que les activités à réaliser en suivant les explications techniques des dernières pages de l'album.


« Jo et moi » de Léa et Nancy Delvaux est un album à mettre entre toutes les jeunes mains ou en lecture aux jeunes enfants ne sachant pas encore lire.

On parle d'écologie sans chichi et sans grande envolée philosophiques barbantes, bien au contraire, on part du réel vécu et les activités proposées sont facilement réalisables.

Je remercie Babelio pour cette lecture vivifiante, amusante et responsable.


Quelques avis:

Planete BD 

Le site

Jo et moi site officiel



vendredi 10 décembre 2021

Les deux gredins

 


Les deux gredins forment un couple de vieux grincheux, bêtes, sales et surtout méchants. Ils ne cessent de se jouer de mauvais tours, de s'asticoter, de se moquer ou de se gruger.

Compère Gredin aime déposer son œil de verre dans la boisson de Commère Gredin qui compose en représailles un plat de spaghettis aux asticots.

La barbe de Compère Gredin est dans un état de crasse insoutenable : on y trouve l'amoncellement des reliefs de ses repas depuis Mathusalem.

Mais le plus épouvantable est qu'ils maintiennent en captivité quatre singes qu'ils maltraitent et obligent à vivre la tête en bas et que chaque mercredi Compère Gredin dépose de la glu sur l'arbre du jardin pour capturer des volatiles pour les cuisiner en tourte aux oiseaux. Cet affreux les « cueille » avant de les occire.

Franchement, voudriez-vous de tels voisins ?


Avec humour, Roald Dahl écrit un conte dans lequel l'ogre barbu est un Compère Gredin qui aura la monnaie de sa pièce lorsque les singes se révolteront. Un conte dans lequel Commère Gredin est une Dame Tartine qui n'aime pas grand monde.

Le style de l'auteur est toujours aussi dynamique et imagé au point que certaines scènes sont à hurler de rire lorsqu'on les lit avec un regard d'enfant.

La morale de l'histoire punit les méchants et on lit la punition avec d'autant plus de délectation qu'ils sont, également, très crétins.


Une lecture savoureuse et divertissante agréablement illustrée par Quentin Blake.


Traduit de l'anglais par Marie Saint-Dizier.


Quelques avis :

Babelio  Sens critique Livraddict  

Lu dans le cadre



mercredi 30 juin 2021

Le pouvoir des mots et de l'imagination

 


Salman Rushdie et ses romans sont en lecture commune en juin avec les volontaires des Etapes indiennes.

Je n'ai jamais lu cet auteur bien que j'en ai beaucoup entendu parler lors de la sortie des « Versets sataniques » qui lui valut une fatwa encore d'actualité aujourd'hui.

Je n'ai pas choisi « Les versets sataniques » mais un roman plus léger quoique... « Haroun et la mer des histoires ». Rien que le titre vous emporte dans un voyage plein de promesses. Le voyage promis par cette fable, car plus qu'un roman le récit appartient à l'ordre de la fable et du merveilleux.


Haroun vit dans une ville tellement remplie de tristesse qu'elle en a oublié son nom. Tout est gris, morose et déprimant, sauf lorsque la pluie de la mousson revitalise le monde.

Il appartient à une famille où on chante, rit et raconte des histoires merveilleuses. La joie et l'imaginaire enchantent la maison jusqu'au jour où cesse le chant de sa mère qui disparaît sans crier gare à 11h du matin. Son père, accablé par la tristesse, perd son inspiration et devient un conteur muet qui ne sait plus distraire les gens avec ses histoires joyeuses et extraordinaires permettant d'oublier le temps du conte les arias du quotidien : « on » lui a coupé son abonnement à la mer des histoires.

Un jour, son père est appelé à se produire dans des réunions politiques afin de faire engranger les voix de l'électorat des notables en lice. Il ne peut rien raconter et c'est le scandale, la colère des organisateurs et le départ précipité vers le dernier lieu où il doit se produire.

Commence alors un voyage incroyable à bord d'un bus conduit par un chauffeur aussi étrange qu'excentrique, roulant à tombeau ouvert sur les routes de montagne afin que Rashid, le père d'Haroun, puisse admirer le coucher du soleil sur la vallée d'or et d'argent.

Lorsqu'ils arrivent à destination, le notable de la ville les accueille, il ne sait pas que l'inspiration de Rashid est tarie, et les emmène à bord d'un bateau cygne. Au cours de la nuit, Haroun est réveillé par une étrange créature Ssi, chargé de couper l'abonnement de Rashid. Haroun refuse et part, en compagnie de son père, à dos d'oiseau mécanique, Mmais, jusqu'à la Planète des Histoires. Il découvre qu'elle est en danger car le pouvoir mortifère de l'abominable Khattam-Chut grandit et le silence gagne peu à peu le monde où vivent deux peuples : celui du pays des Gups, joyeux et bavards, celui de Chut, dans l'ombre, dont les habitants, les Chutwalas ont fait vœu de silence pour marquer leur dévotion au terrible Khattam-Chut. Ce dernier a décidé de détruire la source des histoires et pollue l'Océan des courants d'histoires. Il a même mis en place une bonde pour tarir, définitivement, la fabuleuse Source des histoires.

Haroun se lance dans une course contre la montre pour sauver ce qui peut l'être, aidé par des créatures merveilleuses et fantastiques. Les actions sont foisonnantes, les rencontres improbables et le dénouement digne d'une très belle fable.


Derrière la légèreté du conte, il y a une seconde lecture, comme dans tout conte d'ailleurs, celle de la place de l'imagination et de l'imaginaire dans notre monde moderne voué à la tristesse de la rentabilité à tout prix : pas de temps à perdre avec des histoires qui ne servent à rien hormis à embrouiller l'esprit ou pire à le rendre lucide.

L'imaginaire nourrit l'imagination qui à son tour nourrit l'esprit et lui ouvre d'innombrables fenêtres et portes vers l'altérité et ses richesses tant intellectuelles que culturelles. Un esprit riche d'histoires ancestrales revisitées à l'envi au fil des siècles et des générations, est un esprit libre et certainement dangereux aux yeux de certains. L'esprit libre et riches d'ailleurs est un esprit critique, est un esprit qui pense et réfléchit.

Boucher cette bonde merveilleuse pour vouer au silence et à son diktat le monde, c'est s'assurer de l'obéissance aveugle de tout un chacun, d'obliger à courber l'échine sous la tristesse fabriquée dans les usines mornes et insipides. Le silence arme absolue quand on procède à la captation du langage, à la captation des mots nourriciers de l'imagination et portiers de l'imaginaire. Le silence qui tue l'humanité en rendant les hommes insensibles, ignares, incultes …. et violents.


« Haroun et la mer des histoires » est une apologie de la liberté donnée par les mots, l'imagination et une déclaration d'amour au creuset formé par les histoires, récits et contes primordiaux qui ont fait que l'homme a acquis son humanité.

Un conte pour enfants puisqu'écrit par l'auteur pour son fils, après avoir été déclaré hors-la-loi par le fanatisme religieux. Un conte qui lui permit de renouer avec l'écriture après l'opprobre inique à laquelle Salman Rushdie a été soumis dans certains pays.

« Haroun et la mer des histoires » est un acte de résilience et de résistance d'une grande beauté.

Traduit de l'anglais par Jean-Michel Desbuis


Quelques avis :

Babelio Sens critique  France inter

Bande annonce 



Lu dans le cadre







mercredi 16 juin 2021

Les embûches d'un envol

 


« Vole, Albert vole ! » est un album comme je les aime : beau texte, belle histoire, le tout servi par de magnifiques illustrations.


Albert est un jeune albatros, semble ne plus avoir de parents pour s'occuper de lui. C'est une mouette scopuline, autrement dit à bec rouge, Simon, qui l'a pris en charge et le nourrit.

Etre seul n'est pas l'unique problème d'Albert, non, Albert ne sait pas du tout voler et ne peut donc trouver sa nourriture.

Simon est minuscule à côté de l'immense Albert dont l'envergure atteindra plus de deux mètres à l'âge adulte, minuscule mais attentionné, attentif et solidaire.

Il n'y a que Simon qui ne se moque pas d'Albert, l'oiseau incapable de voler. Albert ne sait pas, parce qu'on ne le lui a pas appris, qu'il lui faut prendre de l'élan, en raison de sa taille et de son envergure, pour s'assurer l'envol.

Simon relate à Albert les endroits qu'il a visités ce qui fait rêvé l'albatros lors de ces voyages « immobiles ». Il y a surtout l'histoire qui se passe à l'autre bout de l'île, elle captive Albert au point qu'il se met en tête d'apprendre à voler seule. Chaque matin il s'entraîne du haut d'un promontoire sans succès. De quoi désespérer, surtout quand il entend les commentaires désobligeants des oiseaux de l'île. Albert est désespéré et ressent une telle tristesse qu'il en pleure.

Un jour Simon lui fait part de la découverte d'une grotte mystérieuse et l'invite à venir l'explorer avec lui.

Ni une ni deux, les deux compères prennent la route, cahin caha pour Albert, avec plus d'aisance pour Simon. Mais ils ne peuvent la rejoindre car Albert malgré ses tentatives ne parvient toujours pas à voler.

En cours de journée, les oiseaux les alertent : une tempête de profile, il faut trouver un refuge avant que ne s'abatte le déluge. Tout le monde quitte les lieux, dans la panique Albert suit Simon et une puissante rafale le jette dans le vide. L'effroi est général : Albert s'en sortira-t-il ?

Dans le vent hurlant, Albert bat des ailes sans relâche pour sa vie jusqu'au moment où, instinctivement, il utilise les courants ascendants pour s'équilibrer et prendre son envol... ô joie ! Le monde s'ouvre à lui.

Albert, vole, vole, avec la grâce de son espèce, jusqu'au bout du monde. Les découvertes l'enivrent, le réjouissent sauf que son île et Simon lui manquent.

Quand il arrive chez lui, il découvre la grotte mystérieuse où virevoltent nombre de mouettes à bec rouge... Simon, me voilà de retour et tant d'histoires à te raconter !


L'album écrit par Yih-Fen Chou est un le récit d'un apprentissage, celui d'une vie. La vie qui apprend l'entraide, la solidarité, la ténacité, les petits encouragements qui permettent d'aller plus loin et de croire en soi. L'amitié , comme l'amour, est un socle pour grandir et se réaliser : chaque défi relevé est une marche supplémentaire gravie, petite pierre apportant confiance et estime de soi.

Les aquarelles de Chin-Lung Huang sont de pures merveilles de douceur et de force. Elles nous emportent au cœur de l'histoire, nous portent à dos de mouette ou d'albatros.

Quant à l'histoire, elle est tout simplement réconfortante car promesse de surmonter les difficultés de la vie tant qu'il y a de l'amitié autour de soi.

Je remercie Babelio et les éditions Tutti Stori pour cette très belle lecture.

Traduit et adapté du chinois (Taïwan) par Olivier Lebleu


Quelques avis :

Babelio


mercredi 31 mars 2021

J'en rêvais depuis longtemps

 


Un petit garçon a eu un chien comme cadeau de Noël. L'histoire pourrait être banale or il n'en est rien car le récit est parsemé de faux indices repris par chaque illustration.

En effet, au fil et à mesure de la narration, on s'aperçoit que c'est le chien qui raconte son quotidien aux côtés de son jeune maître.

Les graines du doute sont semées grâce aux illustrations malgré la présence de quelques éléments étranges dans le récit, l'épisode des croquettes est à retenir.

L'album « J'en rêvais depuis longtemps » d'Olivier Tallec fait partie de la sélection du prix des Incorruptibles 2020-2021, le choix sera difficile comme chaque année puisque les albums sont tous plus beaux et intéressants les uns que les autres.

Le thème abordé par l'histoire est celui de la relation entre un enfant et son animal de compagnie, relation narrée avec humour et tendresse tant par les mots que par les dessins.

L'album est une vraie réussite non seulement par le format original et les très belles planches mais aussi parce que le contrepied narratif amène l'auditoire enfantin à prendre conscience que si le texte est important dans la compréhension d'une histoire, les illustrations le sont également surtout lorsqu'elles ne reflètent pas le contenu du texte. La joie de surprendre le pétillement de compréhension dans le regard des élèves est un absolu régal. Alors on laisse une petite voix dire « Moi, je sais que c'est le chien qui raconte l'histoire. »

Ce que j'ai apprécié et que je n'ai pas encore travaillé avec mes élèves, c'est la complémentarité entre la couverture et la quatrième de couverture.

La première montre le petit garçon et le chien adossés de part et d'autre d'un mur, clôturant un jardin. On remarque la présence d'une balle non loin. Le petit garçon est dans la zone d'ombre, le chien du côté ensoleillé. On imagine que le premier à prendre la balle gagne la partie. La réponse est-elle sur la quatrième de couverture ? On voit le petit garçon et le chien jouer ensemble ce qui augure la relation d'une belle histoire d'amitié entre un enfant et son chien ou entre un chien et son ami humain.

Une histoire qui fait du bien en ces temps moroses.

Quelques avis

Méli Mélo de livres  La licorne à lunettes  Littérature jeunesse




mercredi 24 février 2021

Le Prix des Incorruptibles 2020-2021

 


Chaque année je prends plaisir à participer avec me élèves au Prix des Incorruptibles.

Cinq albums ont en partage les thèmes de la nature, des animaux, de l'amitié, des émotions, les différences, l'humour, l'imagination ou encore le lien entre l'enfant et l'animal. 

La diversité des illustrations est toujours aussi extraordinaire, il y en a pour toutes les sensibilités. C'est ce que j'apprécie le plus dans la sélection proposée, chaque année. Certaines me parlent plus que d'autres cependant la difficulté face au choix sera présente... comme d'habitude. De très belles découvertes en perspective.

La sélection ci-dessous:



mercredi 10 février 2021

In love with Pomelo... en amour avec Pomelo!

 


Pomelo
est assis en bord de mer, regarde, écoute le va-et-vient des vagues et.... il imagine.

Les admirateurs, je me compte parmi eux, de Pomelo savent qu'il est plein de ressources philosophiques et qu'il a un imaginaire très étendu.

Je retrouve toujours avec plaisir Pomelo, ce petit éléphant, minuscule, rose à la trompe immense et au regard extraordinaire sur le monde. En quelques mots, en un dessin, le lecteur est emporté au cœur de son univers toujours empreint de poésie.

Pomelo est un petit éléphant poète, philosophe, rêveur et avide de trouver des réponses à ses nombreuses questions.

Là, il i-ma-gi-ne et comme l'écrit si bien Ramona Bàdescu, « Pomelo réalise que dans i-ma-gi-ne il y a le mot IMAGE et aussi un peu de MAGIE ». Tout est dit, il n'y a plus qu'à se laisser emporter par les vagues douces et drôles de l'imagination pomelesque.

Que serait Pomelo sans son dessinateur, Monsieur Benjamin Chaud ! Il ne serait tout simplement pas LE Pomelo que l'on connaît. Il serait un autre certainement, j'ai du mal à me l'imaginer autrement que sous le crayon de Benjamin Chaud.

Avec Pomelo c'est l'enfance qui se dessine en couleurs vives et poétiques sous nos yeux. Les souvenirs de gestes qui ne se perdent pas au fil des générations : qu'il y a trente ans ou seulement deux jours, les enfants « imagine » avec leurs doigts la lorgnette universelle.

Pomelo pose des mots sur ce qu'il ressent et les transmet à ses jeunes lecteurs-auditeurs car « ..il sent bien qu'il occupe une petite place dans l'univers que personne ne pourrait occuper exactement comme lui » ou encore « Pomelo se dit qu'en grandissant il se transforme, mais qu'il reste un peu de ce qu'il a été au fond de lui. » ... c'est tellement vrai et si difficile à exprimer simplement. Ramona Bàdescu et Benjamin Chaud l'ont fait pour notre plus grand bonheur : dans l'univers notre place est unique, personne ne peut nous remplacer et quand on grandit, l'enfant que l'on était demeure en nous c'est pourquoi la peur de grandir s'apprivoise quand on sait ce que qu'on a été restera pour toujours.

Pomelo sème des graines pour nourrir la réflexion naissante du jeune enfant : la multitude de petits cailloux le conduira à appréhender sensitivement une réponse avant de la formaliser avec des mots. C'est tellement rassurant d'entendre un adorable personnage auquel on peut s'identifier raconter ce que l'on ressent. Même lorsqu'on est adulte, il est impossible de rester indifférent à Pomelo et son monde rempli de bonnes et belles questions auxquelles il apporte, dans la mesure de ses moyens, des bribes de réponses. Avec Pomelo ouvre non pas la boîte de Pandore mais une collection fabuleuse de Matriochkas que l'on explore avec délice. Rien qu'en regardant la couverture de « Pomelo imagine » on devine que notre joyeux petit éléphant rose a beaucoup de choses emmagasinées dans sa tête qui déborde de fleurs, d'objets et de moments précieux symbolisés par un livre ou une tasse de chocolat-thé-café.

« Pomelo imagine » est la célébration de l'enfance, de l'imaginaire de l'enfance et nous parle de ce qu'on oublie, en tant qu'adulte un peu trop : l'imagination, le droit d'être « dans la lune », rêveur. L'enfant se construit en imaginant d'innombrables choses qu'elles soient possibles ou impossibles, l'essentiel est de les imaginer, de les faire vivre en pensées.

Quelques avis:

Babelio  Les petites madeleines  Antigone

Quelques planches





mercredi 3 février 2021

Dans la savane, qui est le plus fort?

 


Un jour comme un autre dans la savane. Le lion, roi des animaux, se pavane : il sait qu'il est le plus beau, le plus fort, le plus majestueux, que tout le monde le craint.

Il est content de lui et « fier d'être lui-même ».

Soudain...

Un sifflement lui parvient aux oreilles « Sssi tu bouges, j'te mords et sssi j'te mords, t'es mort. » Axiome imparable puisque proféré par un serpent « sinueux, sournois et surtout mortel. »

Arrêt sur image : le lion est pétrifié, patte en l'air, il ne bouge plus.

Le temps s'écoule, les minutes, les heures même, passent. Le lion craque et baisse la tête. L'évidence lui saute aux yeux : le serpent n'est pas du genre à lâcher prise mais plutôt du genre à mordre et réfléchir après.

Le lion tente de se sortir de l'impasse en demandant au serpent pourquoi il en a après lui, lui qui n'avait pas du l'intention de lui faire quoi que ce soit.

Le serpent répond que c'est parce que tout le monde dit qu'il est le plus fort alors que le plus fort c'est lui, le serpent. Car si le lion bouge, il le mord et s'il le mord le lion meurt. CQFD.

S'ensuit un dialogue savoureux entre les deux animaux qui finissent par tomber d'accord pour entreprendre un sondage. Trois avis, des avis de leurs proies habituelles, afin de déterminer qui des deux est le plus fort.

Ils rencontrent une gazelle qui pense sa dernière heure arrivée. Une fois interrogée, elle renvoie les deux lascars au point de départ puisque pour elle, ils sont aussi dangereux l'un que l'autre.

Le lion pense que l'affaire s'arrêtera là et claironne que le serpent et lui sont aussi forts l'un que l'autre.

Euh... « Nan, ssi tu bouges, j'te mords et si j'te mords, t'es mort. »

Vient la rencontre avec un zèbre qui les remet également dos à dos. Et toujours la même conclusion venant du serpent « Nan, ssi tu bouges, j'te mords et si j'te mords, t'es mort. »

Le troisième « témoin » est un éléphant qui met tout le monde d'accord en affirmant que c'est lui, éléphant, qui est le plus fort. Ce qui est vrai.

Enfin le deuxième troisième avis pointe le bout de son nez : la mangouste.

Je vous laisse imaginer la suite puisque vous savez que la mangouste est un des prédateurs du serpent.

Quant à la chute de l'histoire, je la trouve magnifique car elle ouvre la réflexion sur ce qu'est « être le plus fort » par rapport à qui, à quoi ? Le plus fort est-il réellement toujours le plus fort ?

Car la mangouste avant de s'éclipser a raillé le lion en lui faisant remarquer que s'il était le plus fort pourquoi n'avait-il pu se débarrasser seul du serpent. « Un roi sans sujets ne serait-il qu'un verbe sans complément ? »

Vous avez donc quatre heures pour développer le sujet.

« Sssi j'te mords, t'es mort ! » est un album savoureux : les illustrations faites de collage sont très belles, agréables à l'oeil et donnent une dynamique à l'histoire et renforcent son effet comique.

Quant au texte, il est absolument délectable car les jeux de mots sont drôles, les termes choisis pour les animaux sont justes et remplis d'humour et de sarcasme. C'est un pur régal par ses jeux sur les sonorités tels que « avec vous la morsure c'est la mort sûre ».

C'est un conte de randonnée comme je les aime et comme j'aime en lire à mes petits élèves qui ont savouré images et texte avec un réel plaisir puisqu'ils riaient lors des scènes comiques auxquelles sont confrontés les deux héros.

Ajoutons à cela que les auteur illustratrice, Pierre Deyle et Cécile Hudrisier ont su expliquer la technique de chasse de la mangouste et le couperet inéluctable: la mise à mort suivie de la dégustation.

Quelques avis

Babelio  Littérature jeunesse  Sens critique

Un aperçu:





mercredi 27 janvier 2021

Aaah... les histoires de crottes, on les aime!


 

« Un jour, dans la clairière du Bois des Fées, une souris rencontra un écureuil. « Tu sais quoi ? Cria-t-elle de sa voix minuscule. Je fais les plus belles crottes du monde ! »


Bien sûr, l'écureuil voulut démontrer à la souris que non, c'était, lui, l'écureuil, qui faisait les plus belles crottes du monde. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'écureuil dépose cinq boulettes gracieuses.

Vous devinez la suite : un attroupement se forme autour des deux animaux et c'est à qui prouvera que la plus belle crotte du monde est la sienne. Ainsi, après la souris et l'écureuil, la belette, le putois, le blaireau, le renard, le loup puis le cerf vont de leur crotte jusqu'à ce que l'épervier vienne perturber la conférence au sommet des coprologues en annonçant l'arrivée d'un chasseur.

C'est le sauve-qui-peut général. Hélas, ils n'ont pas le temps de déguerpir car le chasseur a déjà épaulé son fusil.

C'est certain, c'en est finit de ces pauvres animaux.

Mais, non ! Mais non ! Mais non ! Tout le monde sait qu'il est dangereux de ne pas regarder où on pose le pied surtout quand il s'agit de jolies crottes toutes fraîches.

Le chasseur glisse sur celles de la souris et de l'écureuil puis tombe sur quelques autres et enfin achève de se crotter sur les dernières en cherchant à se relever.

Moralité : c'est un jour de CROTTE pour le chasseur qui s'enfuit, généreusement décoré de diverses déjections plus odorantes les unes que les autres.


Je trouve les illustrations superbes : elles sont précises et poétiques – même s'il est question de crottes -, les détails sont subtils. Chaque animal qui entre en scène apparaît juste avant.

Le paysage forestier est délicatement dessiné avec une multitude de détails que l'on prend plaisir à chercher et observer.

Quant au texte, bien que simple il est parsemé de termes précis, donnant une image mentale aux diverses crottes.

La souris fait une « petite crotte allongée », l'écureuil « des boulettes », la belette « des fins tortillons », le putois « une crotte compacte », le blaireau « une crotte sombre et filandreuse », le renard « des crottes torsadées », le loup « une crotte épaisse » qui en laisse pantois plus d'un.

On peut trouver des résonances avec « La petite taupe qui cherchait qui lui avait fait sur la tête » , c'est évident et on apprécie d'autant plus. L'album est aussi un plaidoyer pour la protection de l'environnement de la faune et flore sauvage, ce qui est à noter.


Mes petits élèves ont adoré l'histoire et en demandent la lecture régulièrement.

Un aperçu du travail de l'illustratrice Camille Garoche ici


Quelques planches :







samedi 23 janvier 2021

Comment venir à bout de terribles dinosaures?

 


Le Père Noël a déposé au pied du sapin plusieurs albums pour enrichir la bibliothèque de classe. Parmi eux « Silex ».

J'ai été séduite par la couverture, que je trouve très réussie, et le thème qui ne pouvait que plaire à mes élèves, nombreux à être fascinés par le monde des dinosaures.

Je ne connaissais pas, à ma grande honte, l'auteur-illustrateur qui livre de bien belles planches.


Silex, jeune garçon dégourdi au caractère fort n'apprécie pas d'être raillé par les garçons du clan qui le traitent de «Trois pommes ». Silex n'est pas grand mais....il ne s'en laisse pas compter dans ce monde où la taille semble être un élément déterminant surtout quand on souhaite devenir chasseur.

N'écoutant que son caractère bien trempé, il annonce qu'il part chasser le dinosaure et qu'il rapportera, dans sept lunes, « Un casse-tout, une queue-qui-pique et aussi un …un ... un mange-tout »


Silex n'a-t-il pas commis une folie en lançant un tel pari ?


La quête commence, Silex n'a emporté avec lui que des cordes et sa lance. Très vite on s'aperçoit que Silex, certes n'est pas très grand mais surprenant, intelligent et étonnant. A chaque fois, deux planches, sans texte, proposent aux enfants de suivre les stratagèmes de Silex.

Silex n'est pas grand comme un certain Kirikou et comme lui il est vaillant. J'avais cela en tête à chaque fois que je lisais la phrase « Silex n'est pas grand mais il est surprenant ».

Les « proies » ont aussi une double page (une grande planche) sur laquelle leur mensurations sont signalées. : le casse-tout est doté de « 3 cornes menaçantes,1 collerette osseuse, il pèse dans les 8000 kilos et mesure jusqu'à 8 mètres de long » … et vous entendez, non loin de vous, des « Ohhh », des « Aaaahhh » car le dessin du casse-tout est parlant. Il en va de même pour la queue-qui-pique et le terrible mange-tout

A chaque fois est glissé le point faible de chaque dinosaure : le casse-tout « a un sale caractère. Il ne supporte pas que l'on reste face à lui. » C'est une piste pour comprendre le non-dit de la double page narrant le stratagème de notre jeune héros. La queue-qui-pique « est redoutable, mais peu endurante. ». Le mange-tout ne semble pas avoir de point faible mais sa taille immense et son poids peut devenir un handicap si on applique le conseil de Tonton Galet.

Il y a également un conseil dispensé par un membre de la famille et retenu par Silex bien à propos. Pour le casse-tout « Mais mon oncle Stèle dit toujours : la force sans l'intelligence s'effondre sous sa propre masse. » Pour la queue-qui-pique « Mais bon, comme le dit mon oncle Grès : la patience a beaucoup plus de pouvoir que la force. » Quant au mange-tout « Mais bon, comme le dit tonton Galet : l'union fait la force. »


Quand Silex revient, avant la fin des sept lunes, auprès des siens, la surprise cloue le clan et Tados, le costaud moqueur, en reste presque muet.

La chute est humoristique avec un message qui m'a plu : « Je suis un chasseur, pas un tueur » A méditer.


Le parti pris des couleurs sépia, noir et rouge très foncé est original, efficace et apporte une dynamique à l'histoire.

Histoire qui est loufoque mais on s'en fiche puisque le message essentiel est celui de l'entraide, de la tolérance, l'intelligence, la patience et surtout le respect envers l'autre qu'il soit humain ou animal.


Quelques images







Le blog de Stéphane Sénégas: Clic!

mercredi 7 octobre 2020

Les doux rivages de l'enfance

 


Tom Sawyer est un jeune orphelin recueilli, avec son frère, par sa tante. Nous sommes dans les années 1844, dans le Missouri, avant la Guerre de Sécession.

Mark Twain nous conte les aventures de ce jeune garçon débordant de vie, de facéties et plein de gentille malice. Tom a à peine mis un point d'orgue à une frasque qu'il en fomente une autre en compagnie de son ami Huckleberry Finn, jeune vagabond en marge de sa famille biologique et en retrait de la société.

Quel jeune garçon, ou fillette, n'a pas rêvé un jour de devenir pirate féroce au grand cœur ? Ou encore chevalier, héros militaire ou découvreur de trésor ? Les enfants en ont rêvé.... Tom l'a fait.

C'est ainsi que le lecteur est entraîné dans une aventure extraordinaire mise en œuvre par Tom : la recherche, sur une île du Missouri, non loin de la petite ville imaginaire de Saint-Peterburg, d'un trésor de pirate. Chacun sait que les pirates enfouissent leur trésor dans un coffre sur une île déserte.

Bien entendu, les garçons n'en découvrent pas malgré tous leurs efforts. Bien entendu, ils n'avaient informé personne de leur escapade, et pour cause – la traversée est dangereuse et nécessite l' « emprunt » d'une barque – ce qui provoque la panique en ville quand leur absence prolongé est découverte. Bien entendu, Tom quittera l'île discrètement et apprendra que tout le monde les croient morts, bien entendu il se fera une joie de revenir discrètement avec ses compagnons d'aventure en ville afin d'assister, bien cachés, à leurs funérailles. Bien entendu, les loustics ne peuvent résister aux moments de grande émotion lors du service funèbre et se jettent dans les bras de leurs parents. Ils éviteront les fessées tant les familles sont heureuses de les retrouver sains et saufs.


Twain écrit, et c'est lui qui le souligne, une « épopée de l'enfance », « un hymne en prose » dont Tom est le personnage principal et est le petit garçon qu'il a pu être.

Tom déteste l'école du dimanche et l'école tout court : dès qu'il peut faire l'école buissonnière il ne rate pas l'occasion car les chemins aux alentours de la ville sont tellement plus attirants et intéressants que les leçons mornes du vieil instituteur.

Twain met à profit les frasques de son héros pour égratigner de bon cœur les méthodes d'enseignement, les modalités d'éducation de l'époque, la morale ou la médecine, les médicamentations de la tante de Tom sont joyeusement inappropriées en raison de sa crédulité face aux boniments qu'on peut lui servir.


« Tom Sawyer » c'est aussi le regard rempli de tendresse que l'on pose sur l'enfance, sa magie de l'insouciance, ses premiers émois amoureux, sa soif de découverte et de savoirs et sa tendance aux superstitions enfantines  comme venir au cimetière à minuit avec un cadavre de chat. D'ailleurs, lors de cette escapade nocturne en compagnie d'Huckleberry Finn, il aura à braver la justice expéditive (aux yeux de l'auteur) des hommes pour sauver un innocent accusé de meurtre. Joe l'indien, ombre dangereuse et terrifiante, planera sur le récit et il sera un « deus ex machina » lors de l'aventure périlleuse de la grotte.


Le lecteur se régale à chaque page, à chaque facétie du vaillant et inventif loustic qu'est Tom Sawyer. J'ai ri lors de l'épisode de la remise en peinture de la barrière au cours duquel Tom parvient à contourner la punition en faisant faire le travail par les autres gamins. Il comprend très vite que la nature humaine est un tantinet envieuse : il fait passer sa punition pour une mission hautement importante puisque Tante Polly lui a confié ces travaux de peinture au lieu d'en charger Jim son esclave ou Sid le petit frère de Tom. Forcément repeindre la palissade devient un travail remarquable : Tom échange les mètres à peindre contre diverses précieuses reliques tels que les billes, les tickets de l'école du dimanche à collectionner afin de recevoir un exemplaire de la Bible, des cerfs-volants et autres hameçons et bâtons de réglisse.


En un mot comme en mille …. ce ne fut que du bonheur à lire.

Quelques avis:

A la lettre  Takaliresa  Babelio


Lu dans le cadre du Mois Américain




samedi 13 juin 2020

Pour démasquer une sorcière

Les sorcières, c'est bien connu, ont toutes un nez crochu, du poil au menton, un chapeau noir pointu, des yeux effrayants, des doigts crochus et se déplacent en balai volant... et elles sont toutes affreuses, sales et méchantes.
Sauf que... non...car elles ont plus d'un tour dans leur sac à malices. C'est ce que découvre le jeune héros de notre histoire grâce à l'expérience de sa grand-mère.

Comment reconnaître une sorcière ?

C'est LA question du roman car contrairement aux idées reçues les sorcières ne sont pas comme dans les contes de fée, moches dotées d'un nez crochu et de poils au menton. Loin s'en faut, les sorcières savent se fondre dans la masse, rien ne les distingue des dames normales. Rien ? Il y a quelques signes imparables pour mettre la puce à l'oreille d'un observateur averti des subterfuges de ces drôles de dames.
Si une dame garde ses gants à l'intérieur il y a de fortes chances qu'elle souhaite dissimuler ses doigts crochus donc méfiance surtout si elle est gentille envers les enfants.
Une dame ne peut s'empêcher de se gratter la tête ? Elle n'a pas de poux, le perruque qui cache son crâne chauve lui provoque des démangeaisons insoutenables. Les sorcières sont chauves, sans exception.

Lors d'un séjour à l'hôtel d'une station balnéaire anglaise, notre jeune héros et sa grand-mère seront confrontés aux sorcières d'Angleterre, réunies en congrès de la protection de l'enfance maltraitée, quoi de plus malin qu'une telle couverture pour celles qui ont juré la perte des enfants du monde entier !
N'écoutant que son astuce et son courage, il déjouera les plans établis par la Grandissime sorcière qui veut transformer tous les enfants en souris et ainsi en débarrasser la face du monde.
Notre héros malgré sa triste mésaventure ne restera pas à se morfondre ni à se lamenter sur son sort : fort de l'aide de sa grand-mère, sorciérologue norvégienne, il mettra fin au complot et sauvera les enfants anglais d'une disparition épouvantable.
On rit, on s'émeut aux côtés du petit garçon et de sa grand-mère qui assume sa consommation de cigare, expliquant les bienfaits du tabagisme à son petit-fils. Ce qui paraît une hérésie pour les contemporains, habitués à l'interdiction de fumer dans les lieux publics ou à l'extérieur de nos maison, que nous sommes. Est-ce un pied de nez de l'auteur aux biens pensants ?
Toujours est-il qu'il décline un thème important dans son œuvre prolixe d'auteur jeunesse, et ce d'une manière irrésistible : les adultes ne s'extasient pas tous devant les enfants qu'il n'est pas immoral de ne pas aimer ; les grandes personnes ne sont pas toujours les plus fortes d'ailleurs un enfant peut triompher ; la méchanceté est, à un moment ou à un autre, toujours punie.

Une lecture délicieusement amusante car grande est la fantaisie de Roald Dahl.

Lu dans le cadre:

samedi 23 mai 2020

Le Mois Anglais

Je suis dans l'attente d'acceptation dans le groupe FB du Mois Anglais. J'en ai profité pour commencer mes lectures.

Programme du Mois Anglais

- 3 juin: un roman policier d'Agatha Cristie ou une enquête d'Agatha Raisin.
"Un remède de cheval" de M.C Beaton

- 6 juin: Londres en littérature mais pas que! Code 1879 de Dan Waddell 

- 9 juin: romancière anglaise au choix: "L'auberge de la Jamaïque" de Daphné du Maurier 

- 11 juin: époque victorienne (roman victorien ou néo-victorien, essai)
Nord et Sud d'Elizabeth Gaskell 

- 13 juin: lecture jeunesse "Sacrées sorcières" de Roald Dahl 

- 15 juin: "Vintage novel" (Cluny Brown/Angela Thirkell/romans Persephone): "Le parfum des fraises sauvages" d'Angela Thirkell 

- 21 juin: Tessa Hadley: "Le passé"

- 23 juin: Cosy mystery: "Le corbeau d'Oxford" de Faith Martin 

- 26 juin: une BD "Tamara Drewe" de Posy Simmonds 

- 29 juin: Barbara Pym "Des femmes remarquables"