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dimanche 1 février 2009

Voyage au gré des thés


Les amateurs de thé comprendront pourquoi je n'ai pu résister à faire partager le plaisir de lire cet extrait de roman!


"(...) A la fin de la rencontre du dimanche, à sa tombée de lumière, il te fait connaître un thé qui s'élance, nouveau sur tes papilles, fait son chemin à travers leurs mémoires, aiguise ton goût, ton esprit, mine de rien.
Le proverbe, c'est pour la sagesse floue des débuts du monde, au-delà du progrès - le progrès s'arrête où cesse l'harmonie. Le thé, c'est pour l'art de la conversation, pour apprendre la vie, ses nuances, ses arômes, devenir pour soi un ami. Il y a plus de mille ans, Lu Yu, ce fou de thé qui en étudiait les vertus, disait que l'art du thé n'est qu'un chemin pour mieux se connaître.
Il y a un thé pour chaque temps. Les noirs: le Yunnan, le grondement de la montagne d'ambre; le Keemun, une fleur qui chante dans l'été naissant; le Lapsang Souchong, compagnon d'un feu de bois; le Pu Ehr, qui crible d'enfance tous les déserts de l'âme; le Zhuang Cha, un passage étroit au-dessus même du vide; Le Tuo Cha, pour cette indécision, cette fraîcheur à conserver envers les choses; le Sichuan, la force tranquille. Les Oolongs: le Ti Kuan Yin, le thé de la déesse en fer de la miséricorde; le Fenchuang Dancong, pour lire entre les lignes; le Shui Hsien, le merveilleux, l'esprit de l'eau. Les verts: le Pi Lo Chun, fol comme un veau du printemps; le Lung Ching, un dragon qui dort dans son puits de terre; le Hangshan mao feng, la sérénité, l'humidité à garder à travers la tempête. Les blancs, les jaunes: le Yin Zhen, une brise de juin sur une joue rasée de frais; le Jun Shan Yin Zhen, des flaveurs qui prêtent vie; le Pai Mu Tan, à l'aube d'une promesse. Et puis, les préférés de ton maître, les Pouchongs, ces ors fermentés dans la douceur de Taïwan, son pays, Formose la belle: ses plages, ses jupes de soie grège qui coulent dans la mer. Mais, par-dessus tout, son préféré, celui-là, tout simple, dont les valeurs boisées l'inspirent: un ciel d'avril qui danse dans la forêt, le Tung Ting.

Le maître jette l'eau souriante sur une brique de thé. Sous le jet d'eau bouillante, le dragon se déploie. Il verse la part de la terre qu'il fait tomber sur le sol. (...)"

(p 41 et 42) in "La route des petits matins" de Gilles Jobidon

samedi 24 janvier 2009

Un univers dans une tasse de thé


"(...) Un thé neuf pour chaque dimanche. Tu en pratiques les langueurs fruitées, les arômes subtils de bois, de fleurs, d'amandes. En toi, le temps s'infuse dans le chant du thé: cette prière, cette révolte de l'eau qui transmet aux feuilles éclatées la mémoire de leur vie dans le ciel flou, les pieds au plus profond de la terre.

Le maître dose ses paroles comme ses silences. il sait répondre quand il le faut, se taire quand les questions méritent la réponse dont la vie seule connaît la réponse. Derrière lui s'alignent une centaine de pièces de collection, les théières à mémoire, celles qu'on ne lave pas, laissant pour toujours l'empreinte unique d'une essence de thé à leur nuit de porcelaine. Entre deux lampées d'ambre clair, tu bois ses paroles, goûtes ses silences de cristal. Quatre-vingts ans vous séparent, vous lient. Il faut dix ans pour faire un arbre, cent ans pour faire un homme.

(...) Chaque dimanche, le Camellia Sin te réserve ce qu'il faut pour t'enseigner les rudiments du thé, ce délicieux prétexte à la conversation. Il t'apprend la mouvance des choses, te montre à ne pas te noyer dans la salade de fruits du marché de Cholon. Captifs, les dragons brouten les nuages."

(p 34 et 35)

in "La route des petits matins" de Gilles Jobidon


dimanche 18 janvier 2009

Autour du thé


La femme et la fille de maître Wou entrent dans la pièce pour vous faire les honneurs du thé de fleurs de lotus. Celui des grandes occasions, une boisson sublime, sans commencement ni fin. Le maître prend le temps qu'il faut, t'explique comment on le fabrique: en bourrant un petit sac de soie de feuilles de thé, qu'on dépose quelque temps dans une fleur de lotus naissante, dont le parfum inspire délicieusement l'âme du thé. (....) En suivant en cyclo-pousse les ballots de thé qu'il vous a fait amener par un coolie, tu te rappelles les mots que maître Wou glisse à ton oreille avant de vous quitter: "Méfie-toi des liqueurs opaques, elles sont comme les yeux sans âme. Le thé se sait lentement. La vie aussi. Il te faudra beaucoup de temps. Le nénuphar n'exclame sa fleur qu'à la fin de l'été. Tout est bien, n'aie pas peur. Je suis avec toi."
(p 24 et 25)

in "La route des petits matins" de Gilles Jobidon


jeudi 21 août 2008

Le Oolong, un monde à découvrir

Le Oolong est un thé semi-fermenté à la bien jolie légende car Oolong signifie "Dragon noir":
"La légende raconte qu’un jour un planteur se promenait dans son jardin à la recherche de quelques nouvelles saveurs. Il était plongé dans ses pensées lorsqu’il vu un immense serpent noir sortir d’un théier. Persuadé que c’était là un signe du destin il arracha quelques feuilles de cet arbuste pour les goûter. Ce fut le premier thé Oolong."

Ce thé voit sa fermentation "arrêtée par un chauffage dans une bassine de fer. Il proviendrait du Fujian ("Heureux pays") et serait apparu il y a plus de 300 ans. Il est donc une spécialité du Fujian mais également de Formose (Taiwan)."

Présentation: feuilles entières. Il est faible en théine et convient pour tout les moments de la journée.

Cet après-midi, j'ai dégusté un Grand Oolong de chez Mariage Frères. Je l'ai mis à infuser dans une théière transparente (même le filtre) afin d'apprécier le spectacle des feuilles se déroulant au fil de l'infusion....c'était splendide.

Mes impressions:

Le Oolong s'apprécie dès le départ: on remarque tout de suite les longues feuilles roulées, les brindilles qui apporteront la touche boisée lors de la dégustation.





Si on possède une théière transparente surtout ne pas se priver du plaisir des yeux: au contact de l'eau chaude, les feuilles lentement se déroulent, planent dans la théière et colorent le liquide d'un ambré chaleureux.





Le parfum est agréablement boisé et délicatement fumé. Le goût est celui des fruits d'automne (chataîgne, noisette surtout) et la théière garde le souvenir de ces senteurs pendant quelque temps. Un moment délicieux, que j'ai savouré au calme, dans le salon, sans rien faire...une petite cérémonie du thé en quelque sorte.


L'infusion a eu lieu, les feuilles offrent un joli tableau.

mardi 26 février 2008

Une re-découverte


Ce midi, j'ai accompagné mon repas d'un thé chinois: le grand Lapsang Souchong.

C'est un thé délicatement fumé, que l'on conseille de déguster lors d'un repas ou en journée.

Comme je re-découvre les joies du thé fumé, je n'ai mis qu'une demi-dose de thé pour ma théière. En effet, lors de mes années fac, j'étais une fervente buveuse de Lapsang Souchong, surtout lorsque j'allais déguster de délicieuses pâtisseries au salon de thé, à Rennes. Puis, je me suis éloignée de cette saveur et de ce bouquet si particulier.

Tout d'abord, dès l'ouverture du sachet, l'odeur fumée happe les sens. Puis, la texture des feuilles, noires, roulées, attire l'oeil.

Ensuite, les senteurs douceureuses et âcres du Lapsang Souchong embaument la cuisine à mesure que l'eau fait s'épanouir les feuilles. La couleur dans le mug est d'un beau rouge-orangé sombre.

Puis, arrive la dégustation....un beau mariage avec mon plat de tortis poireaux/tofu fumé et curcuma! Vraiment, j'étais sceptique et maintenant je suis litThéralement conquise! Je vais sans doute en faire hurler plus d'un...le thé est même agréable avec le roquefort! Le goût fumé est très subtil et délicat ce qui permet une alliance, certes originale mais concluante, avec des mets salés. La longueur en bouche de ce thé est agréable et douce.

dimanche 24 février 2008

Théothèque

Les swaps ont de nombreuses qualités dont celle-ci: la création d'une théothèque (merci Flo, Loutarwen et Soïwatter!) sur Chatperlipopette.
Il y a quelques années, j'accumulais les thés dans mes boîtes à thé qui encombraient mes placards. Je mettais un temps infini à tout consommer, aussi, un jour de dégustation déçue (le thé, depuis trop longtemps oublié, avait moins de saveur et de bouquet), je décidai de réduire le nombre de thés. D'aucuns trouveront cela sacrilège, mais j'ai préféré (pour une fois) être rationnelle.
En ce moment, je n'ai qu'une vingtaine de thés dans mon "coin à thé":


celui du matin: mon incontournable "English breakfast" (Mariage frères) que j'aime corsé!
"Etoile de France" (Mariage Frères), de tendres thé verts japonais Sencha s'associent avec grâce aux épices nobles de France. Parfum vanillé dominant, dégustation toute la journée.
"Grand Earl Grey" (Mariage Frères), thé noir avec bergamote, à déguster le matin...mais j'en bois toute la journée.
"Grand Lapsang Souchong" (Mariage frères), feuilles de thé noir, fumé, de Chine, imprégnées de l'odeur des fameuses racines de pins chinois. En journée...j'aime bien m'en offrir dans une belle tasse en rentrant à la maison.
"Pai Mu Tan" (Mariage Frères) thé blanc, arôme fin et fleuri à déguster en soirée. C'est un thé d'une subtilité extraordinaire qui se déguste lentement comme pour accompagner une tranquille méditation!
"Sakura" 2005 (Mariage frères), thé vert aux fleurs de cerisier, en journée.
"Edelweiss" (Long-Jing) thé blanc parfumé aux fleurs (violette, jasmin et rose), l'après-midi. Goût subtil et apaisant.
"Mélange des steppes" (Long-Jing), thé vert Sencha parfumé à la cardamone, abricot, raisin et amande...un thé idéal pour rêver aux grands espaces.
"Roi des singes" (Long-Jing) thé vert de Chine au jasmin....excellentissime pour accompagner un repas asiatique ou préparer une gelée au thé!
"Théodule" (Long-Jing), thé bleu-vert, Wulong parfumé à la mandarine, pamplemousse, citron et raisin. Fin de journée ou en soirée.
"Thé noir à la rose" (Meigui Hongcha, Chine), un keemun agrémenté de pétales de roses, en journée.
"Jasmin Chung Feng" (Mariage Frères), thé vert de Chine. Le matin: en fait j'en bois aussi pendant la journée...je suis une fan de thé au jasmin!
"Chaperon rouge", thé vert Sencha de Chine aux fruits rouges.
"Le jardin bleu", thés de Chine, non fumés, et Ceylan à la rhubarbe, fraise des bois , parsemés de pétales de bleuet et d'hélianthe...un régal.
"Spécial gunpowder" thé vert de Chine pour les thés à la menthe de l'été (avec la menthe du jardin fraîchement cueillie).
Thé vert à la menthe (aux belles feuilles roulées parsemées de morceaux de menthe séchée)
Thé noir, de Ceylan, à la vanille de Tahiti
Thé noir, de Ceylan, au tiaré de Tahiti
Thé vert de Noël...avec de minuscules et délicieuses meringues qui transcendent le thé! Je ne le réserve pas uniquement pour cette période de l'année.
"Thé des écrivains japonais" thé vert traditionnel à la cerise agrémenté d'une touche de marasquin.
"Rooibos Citrus" : thé rouge d'Afrique du Sud au citron vert, à la mandarine et à l'orange sanguine.
"Thé des cigales" : mélange de thés indiens aux figues, clémentines, parsemé de graines de lavande, de soucis, de pétales de rose rouge et d'écorces d'orange.
"Thé Ile Maurice" (Palais des thés): un thé noir agrémenté d’éclats de vanille et d’écorces d’oranges, dont le parfum évoque la vanille, les agrumes et les fruits rouges.
"Thé Céladon" (Mariage Frères): "Ce sencha est agrémenté de fleurs de chrysanthème. Stimulant, le thé vert bénéficie de la douceur de fragrances fleuries. Sa liqueur d'un beau vert pâle rappelle que, pour les sages orientaux, qui le disaient « la plus belle couleur du jade » en hommage à ses nuances changeantes entre le vert, le bleu et le gris, le céladon était source de pureté et de beauté. Pour ajouter de la poésie au repas du matin."
"Thé Fils du Ciel" (Mariage Frères): "ce thé vert de Chine harmonieusement associé au parfum de fruits mythiques évoque le souvenir des empereurs de Chine, messagers des dieux. Thé de l’offrande."
"Thé du Samouraï" (Mariage Frères): "Grand arôme de bergamote associé à d’autres essences rares. Parfum très enveloppé."
"Grand Oolong" (Mariage Frères): "Grand thé romantique, très parfumé et au goût extrêmement agréable. Boisson claire. Très relaxant. Pour tous les moments plaisants."

vendredi 26 octobre 2007

Autour du Thé

En attendant l'arrivée (avec une impatience qui me transforme en feuille de thé diablement infusée!!) de mon swap LitThérature, un glanage au hasard du net:

Extrait du "Le Cha Jing ou classique du thé" de Lu Yu, éditeur Jean-Claude Gawsewitch.



"Lorsqu'on torréfie du thé en galettes, il faut veiller à ne pas le faire au-dessus de braises esposées au vent : le feu s'élevant de façon sporadique, les flammes seraient comme de petites lames et le thé ne serait pas chauffé de manière homogène. Il convient de l'approcher du feu, de le tourner sans relâche jusqu'à l'apparition de petites aspérités, telles celles qu'on trouve sur le dos d'un crapaud. Alors, on continue à rôtir les galettes à la flamme, mais à cinq pouces de distance. Dans le cas où la galette gondole, ou qu'elle se désagrège, il faut recommencer la torréfaction depuis le début." (p 54)

"Liu Xiaochao, de la dynastie Liang, écrivit, dans une lettre pour remercier Jin Anwang de ses présents de riz : 'Je te transmets les ordres de Li Mengsun. Tu dois me donner ces denrées : du riz, du vin, des courges, des pousses de bambou, du chou, fermenté, de la viande séchée, du poisson mariné dans la saumure et du thé, en tout huit choses. L'arôme doit en être exubérant, le goût riche, pareils aux meilleurs élixirs de Xincheng et Yunsong. Les pousses de bambou qui croissent près des fleurs et dans les marécages surpassent des mets aussi exquis que le lis des marais. Nul plat de roi ne peut se comparer aux grasses courges des abords de la frontière. La viande de chevrotain liée avec du roseau est moins savoureuse que la viande d'âne séchée enveloppée dans son tissu blanc comme neige." (p 92)
Je ne savais pas que l'on pouvait utiliser le terme "torréfier" pour le thé: ingénument je pensais qu'il n'était réservé qu'au café. A priori c'est lors d'une opération culinaire spécifique ce qui expliquerait cette terminologie.

Une bien jolie phrase:

"Le silence partout s'étend La vaste salle est déserte J'attends mon seigneur qui n'est pas revenu Mon désespoir s'adoucit dans une tasse de thé."

Pour achever la mise en bouche, l'argumentaire de l'éditeur:

"Le Cha Jing ou Classique du thé est un essai magistral de Lu Yu, fin lettré chinois de la dynastie des Tang, qui donne ses lettres de noblesse à la culture du thé et à sa remarquable place dans la Chine d'il y a plus de mille ans. Ce texte fondateur d'un érudit consacré "dieu du thé" envisage toutes les phases de la cueillette à la dégustation, et puise aux sources du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, pour une philosophie du thé, philosophie d'un authentique raffinement."

"Précis sur l'art du thé, de sa plantation à sa décoction, écrit au VIIIe siècle, qui entend fixer les canons du thé selon des critères de frugalité et de rigueur, le besoin de l'excellence et la quête systématique du raffinement. Accompagné du texte original chinois en fin d'ouvrage."

Qui résiste après cela?












jeudi 29 mars 2007

La cérémonie du thé


Je suis une buveuse de thé et j'aime tout ce qui se rapporte à mon breuvage préféré. Et voilà que je tombe sur ce petit livre, agréable à l'oeil et au toucher: "Poèmes du thé".


Présentation de l'éditeur:

"A travers le rituel sobre de la cérémonie du thé, se transmet depuis plus de six cents ans au Japon, un véritable art de vivre où le partage du breuvage, fait selon des règles très élaborées, est avant tout un moment de communion, comparable avecl'eucharistie chrétienne dont l'apparition, en Extrême-Orient, est étrangement concomitante avec la formalisation de cette cérémonie. Rituel de vie, rituel de mort, en interaction profonde avec le zen et le taoïsme, l'art du thé développe une esthétique dans laquelle toutes les autres disciplines ont un rôle à jouer - arrangement floral, peinture, architecture, calligraphie, et bien sûr, poésie, art majeur pour les Japonais. Les poèmes présentés ici, écrits par Sen no Rikyu, l'un des plus grands maîtres du thé, déclinent l'essentiel de cet art, mettant ainsi, comme c'est souvent le cas dans l'Empire du Soleil Levant, la poésie au service de la pédagogie."


Ce recueil est illustré par les calligraphies, superbes, de Keiko Yokoyama. Les textes sont extraits des "Cent poèmes" de Sen no Rikyu, un des plus grands maîtres du thé, et déclinent l'essentiel de cet art qu'est la cérémonie du thé.

Les poèmes sont des tanka (rythme fixe de 31 syllabes découpées en formules alternant 5/7/5 et 7/7 syllabes)...une écriture très classique.

Chaque poème met en scène un aspect de la cérémonie du thé, il est en japonais, puis en phonétique et enfin traduit en français. Ce qui permet non seulement d'apprécier l'esthétique, à nos yeux d'occidentaux, de l'écriture japonaise, mais aussi d'essayer de prononcer les mots deu poème.

Le lecteur trouve une note en bas de page lorsqu'un aspect particulier de la cérémonie doit être explicité.

"Comme on apprend à ajouter spontanément un habit/C'est en faisant fréquemment le thé que vous saurez le faire." Sen no Rikyu

Le lecteur y trouve tout ce qui fait la délicatesse et la finesse de la culture spirituelle japonaise...c'est une promenade délicieusement parfumée qui lui est proposée ici.

Les ustensiles deviennent poétiques, les gestes sont sublimés et justement pesés. Une harmonie se dégage de la lecture et apaise l'esprit du lecteur....telle une parenthèse temporelle.