Parmi les fleurs le visage de la jolie qu'on chérit: c'est charmant!
Parler du jour qui est parti: ce n'est pas charmant!
Fais la fête! Tais-toi sur le jour passé! le jour qui est: c'est charmant!
Omar Khayam in "Rubayat"
Parmi les fleurs le visage de la jolie qu'on chérit: c'est charmant!
Parler du jour qui est parti: ce n'est pas charmant!
Fais la fête! Tais-toi sur le jour passé! le jour qui est: c'est charmant!
Omar Khayam in "Rubayat"

[...] "Dans dix ans, c'est certain, il aura oublié beaucoup de ce qu'il vient de vivre ici, à ses impressions se seront mêlées d'autres, nouvelles ou plus anciennes, et rien ne sera plus clair de ce que disait exactement le cheikh Sidi Othman en servant le thé, les trois verres de thé quotidiens plutôt que rituels. Le vieux, d'ailleurs, sait très bien se moquer de ces formules qu'on inscrirait en exergue et qui sonnent pompeusement, du genre "Le premier verre est doux comme la vie, le deuxième sucré comme l'amour, le troisième amer comme la mort." Ne vient-il pas de dire à Keith, en riant franchement et dans un français heurté mais riche et compréhensible: "Oui, Keith, la vie est douce comme l'hiver, l'amour est sacré comme le printemps. Et la mort... elle peut rester dans la théière!" [...] in "Les trois verres de thé du cheikh Sidi Othman" de Marc de Gouvenain, p 49
Je ne garantis pas une citation hebdomadaire, loin s'en faut. Je reprends, en douceur, l'exercice "blogesque".
En attendant des amis à Perros-Guirec, je me suis installée sur un banc, côté esplanade, dos à la mer pour me protéger du vent, le ressac en bruit de fond, et j'ai ouvert mon livre lu "au retrait", "Pour trois couronnes".
illustration de Sylvie GUIBERT



Une bien jolie phrase:
"Le silence partout s'étend La vaste salle est déserte J'attends mon seigneur qui n'est pas revenu Mon désespoir s'adoucit dans une tasse de thé."
Pour achever la mise en bouche, l'argumentaire de l'éditeur:
"Le Cha Jing ou Classique du thé est un essai magistral de Lu Yu, fin lettré chinois de la dynastie des Tang, qui donne ses lettres de noblesse à la culture du thé et à sa remarquable place dans la Chine d'il y a plus de mille ans. Ce texte fondateur d'un érudit consacré "dieu du thé" envisage toutes les phases de la cueillette à la dégustation, et puise aux sources du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, pour une philosophie du thé, philosophie d'un authentique raffinement."
"Précis sur l'art du thé, de sa plantation à sa décoction, écrit au VIIIe siècle, qui entend fixer les canons du thé selon des critères de frugalité et de rigueur, le besoin de l'excellence et la quête systématique du raffinement. Accompagné du texte original chinois en fin d'ouvrage."
Qui résiste après cela?



